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  • : Ce blog a pour but de présenter une vision spirituelle de la tradition chrétienne
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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 08:46

 

C'est une pratique spirituelle très profonde couramment pratiquée par les orthodoxes et qui remonterait aux premiers disciples du Christ.

Elle consiste en la répétition d'une courte phrase qui contient le Nom de Jésus, fixe l'attention, purifie l'âme et la conduit à Dieu.

Il existe plusieurs versions de cette phrase, qui véhiculent toutes le même sens et sont construites de la même manière. Voici les deux formulations que l'on retrouve le plus souvent :

« Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, ai pitié de moi (ou prend pitié de moi). »

ou « Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, fais nous miséricorde. »

 

L'important est que cette phrase contienne le Nom de Jésus Christ et un appel à son amour infini.

C'est cet appel à la tendresse divine que l'on doit entendre dans « ai pitié de moi », et non une invocation à la clémence d'un Dieu qui punirait, ou qui nous considèrerait avec dédain.

Certains terminent la phrase en disant "pécheur" ("prends pitié de moi pécheur"), mais si ce mot engendre culpabilité et dévalorisation, mieux vaut ne pas le dire. Le sens que le terme 'pécheur' devrait plutôt véhiculer, c'est une conscience, pleine de compassion, des imperfections de notre personnalité. Nous devrions nous considérer pécheurs non à la manière des hommes qui jugent et condamnent, mais à la manière de Dieu qui aime, pardonne et purifie.

 

Pour ma part je préfère la phrase « Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, fais nous miséricorde ». L'emploi du « nous » permet d'élargir la prière à l'ensemble des êtres sensibles.

 

Concrètement, on peut s'assoir sur une chaise, le dos droit, si possible décollé du dossier. La tête droite, dans l'axe du corps. Les pieds bien à plat au sol, les mains jointes et les pouces dirigés vers le centre de notre poitrine, de manière à orienter l'énergie de notre prière vers notre cœur, d'où proviennent, d'après le Christ, les tendances mauvaises que la Grâce divine doit purifier. La pointe de notre langue se colle à notre palais. Nos yeux, dans les premières semaines de pratique de cette prière, peuvent être fermés afin d'éviter les distractions visuelles. Puis, lorsque nous aurons pris l'habitude d'apaiser notre esprit, nous pourrons entrouvrir les yeux et diriger notre regard à 45° vers le bas (suivant l'arrête du nez). Par la suite, on pourra aussi diriger notre regard droit devant nous, comme si on voulait regarder l'horizon (là où la Terre et le Ciel se rejoignent), ce qui rendra notre esprit plus clair et nous permettra d'être davantage conscient de ce qui s'y passe.

 

 

On peut également prier en synchronisant notre prière sur notre respiration, par exemple de cette manière :

 

Pendant l'inspiration dire mentalement « Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu ».

Pendant l'expiration « Fais nous miséricorde ».

 

Ce qui a été dit ci-dessus sur la posture et la respiration constitue des indications pratiques qui facilitent la circulation de l'énergie divine dans le corps et stabilisent l'esprit, mais ce ne sont pas des obligations. Si l'on a par exemple du mal à pratiquer la prière du cœur sans dossier, on peut très bien la faire dans un fauteuil (du moment que l'on reste vigilant et que l'on ne s'endort pas), ou encore placer nos mains dans une autre position.

Le plus important c'est notre attitude d'esprit, et la posture ainsi que la respiration ne sont là que pour nous aider à la trouver.


Cette attitude que nous recherchons dans cette prière est résumée par le Christ, dans cette directive qu'il donne à ses apôtres, juste avant sa passion, pour leur indiquer la conduite qu'ils doivent tenir : « Veillez et priez ».

Cette courte phrase résume tout ce que nous devons faire dans cette prière, ni plus, ni moins.


« Veillez » veut dire soyez attentif, soyez conscient. Dans cette prière du cœur, tandis que notre esprit se pose sur la courte invocation, il devient plus stable, il est de moins en moins emporté par toutes les pensées, émotions et sentiments qui se présentent à lui. Il peut alors les observer, les laisser être, sans les rejeter ni les nourrir.

Car la prière ne consiste pas à arrêter de penser et à ne rien ressentir, pas non plus à s'installer dans un vague bien être issu d'une espèce d'auto-hypnose, mais elle vise à rester stable, au milieu des pensées et des ressentis, accroché au nom de Jésus. C'est un peu comme si nous étions au beau milieu d'un océan, dont l'eau représenterait tout ce qui est emmagasiné dans notre inconscient, tout ce que contient notre âme. Les vagues de cet océan représentent nos pensées, nos émotions. Habituellement, nous sommes ballottés au grès des vagues de cet océan, sans aucune stabilité. La prière du cœur nous donne cette stabilité. La courte phrase à laquelle s'attache notre esprit est comme une bouée, attaché au fond de la mer par une ancre. Si nous nous accrochons à cette bouée, alors les vagues peuvent nous secouer mais elles ne nous emportent pas, nous restons là, avec le Christ, au milieu du tumulte de notre esprit (car si dans les premiers temps la prière n'est qu'une phrase, elle devient peu à peu la vivante présence du Christ).

Au début, nous pouvons avoir l'impression de mal nous y prendre et d'être assaillis de pensées lorsque nous prions, mais ceci est plutôt le signe que nous commençons à bien prier, car en fin de compte ces pensées sont là en permanence, le début de stabilité et de clarté que l'on trouve dans la prière ne fait que les révéler.

Lorsque toutes sortes de pensées et d'émotions nous traversent, nous devons nous contenter de « veiller », c'est à dire d'être pleinement conscient de tout ce qui passe en nous, sans le rejeter, sans le nourrir, sans le fuir ou le refouler, ou chercher à le modifier. Notre travail à nous c'est d'être pleinement conscient de ce qui se passe, pleinement ouvert, de ne pas refuser notre ressenti ou nous offusquer face à nos ombres qui se révèlent à nous.

La purification de notre être, c'est le travail de Dieu et c'est pour cela que nous devons aussi prier, ne pas cesser d'invoquer le Christ par notre prière, et lui faire confiance, croire en lui et le laisser faire. Ce n'est pas à nous d'agir, de faire. Car il est impossible à l'homme d'entrer par lui-même dans le Royaume de Dieu. Par contre Dieu Lui, peut le faire entrer car rien n'est impossible à Dieu. Tout ce que nous devons faire c'est être conscient et prier, veiller et prier.


Quoi qu'il se passe dans notre prière, nous devons y être pleinement attentif, et laisser à Dieu le soin de nous purifier peu à peu. Si c'est une émotion ou une pensée négative qui se manifeste, comme de l'orgueil ou de la colère par exemple, alors ne cherchons pas à l'enlever, à la refouler : acceptons de la ressentir, de la vivre, et sans pour autant agir sous son emprise, laissons la nous traverser. Cette émotion était emmagasinée dans notre inconscient, et c'est la prière qui la fait sortir. Le simple fait de prendre conscience de cette émotion, de la laisser être, sans lutter contre, va lui permettre de s'exprimer et de sortir de notre être. C'est un peu comme si notre être était un vase emplit de boue : dans la prière, Dieu déverse une eau pure dans ce vase, ce qui fait sortir la boue qui était au fond. Si nous laissons les choses sortir, s'exprimer, le vase de notre être va peu à peu se purifier. Cela ne va pas forcément se faire en une seule fois, mais lorsque nous prenons conscience d'une tache de notre âme dans la prière et qu'avec humilité nous acceptons de la regarder bien en face, tout en laissant à Dieu le soin de s'en occuper, elle est un peu plus purifiée à chaque nouvelle prise de conscience, jusqu'à finir par s'en aller complètement.

C'est pour cela que les mystiques chrétiens disent que le seul signe d'une bonne prière c'est la contrition, c'est à dire le fait de voir ses propres défauts sans chercher à se justifier ou à trouver des excuses et dans un regard guidé par l'Amour de Dieu. C'est cela qui purifie, c'est cela qui nous rend de plus en plus saints.

Mais la contrition est un don de Dieu, et nous ne devons donc pas chercher à la produire de nous-mêmes car ce que nous obtiendrions alors ne serait qu'appitoement sur soi. La contrition apparaîtra naturellement lorsque nous aurons pris l'habitude de demeurer stable dans la conscience des mouvements de notre âme et dans la réceptivité à l'action de Dieu en nous. Car la contrition c'est la conscience d'un défaut qui rencontre l'amour de Dieu.


Prier avec cet état d'esprit nous rendra de plus en plus conscient de nous-mêmes et cela aura aussi pour effet de nous révèler certaines souffrances cachées derrière nos défauts. Car chacun d'eux protége maladroitement notre moi des souffrances de notre passé que nous avions refoulées et qu'inconsciemment nous cherchons sans cesse à éviter. Dans la prière, sous l'action de la grâce de Dieu, et dans l'assumation de notre vulnérabilité, ces souffrances finiront aussi par émerger, par s'exprimer pour sortir de notre être... Comme pour le reste, il suffira de les accepter telles qu'elles sont, de les vivre et de laisser à Dieu le soin de nous en guérir peu à peu. Une fois ces souffrances acceptées, puis apaisées et guéries par l'amour de Dieu, la protection que constitue nos défauts s'en ira d'elle-même.


Le fait d'avoir des expériences de grande lumière dans la prière fait partie du chemin, mais ce n'est pas cela qui est le plus important. Si nous recherchons ces expériences dans la prière, cela montre que nous croyons que le chemin vers la sainteté consiste à élever notre être de plus en plus vers Dieu, pour devenir à l'image de Dieu. Mais nous n'avons pas besoin de devenir à l'image de Dieu, car nous sommes créés à l'image de Dieu. Cette image, cette sainteté est déjà là, au plus profond de nous, mais elle est recouverte par nos obscurcissements. Nous n'avons pas besoin d'aller vers la lumière qui est au centre de notre être, nous devons enlever tout ce qui la recouvre pour que, naturellement, elle apparaisse.

Si nous avons une expérience de lumière dans la prière c'est bien, cela nous donne un infime aperçu de la nature de Dieu, pour nous indiquer où nous devons chercher ; cela nous encourage aussi à persévérer. Mais cette expérience ne dure qu'un temps, elle n'est pas définitive. Par contre, si nous voyons un défaut et que Dieu par son amour le purifie, ainsi que la souffrance sous-jacente qui l'accompagnait, c'est une couche qui obscurcissait notre nature divine qui s'en va, et notre être en est un peu plus éclairé, car chaque défaut qui s'en va laisse apparaître un peu plus de lumière. Et cette lumière est quelque chose qui reste, qui est permanent, ce n'est pas une expérience qui ne dure qu'un temps. Voilà pourquoi finalement voir ses obscurcissements dans la prière est le signe que nous sommes plus avancés dans notre pratique que lorsque nous avions certaines impressions plus ou moins planantes. Ces impressions étant issues d'une création de notre moi, de notre volonté personnelle, alors que l'état de prière lui, est un don que l'on reçoit de Dieu.



« Veillez et priez » résume cela : être attentif à ce qui se passe en nous, et recevoir l'amour de Dieu. Car l'un ne va pas sans l'autre : l'Amour de Dieu illumine et révèle tout ce qui lui est contraire. Celui qui ne perçoit que de la lumière et des qualités dans sa prière n'est pas encore entré dans la vraie lumière.

Pour que les taches de notre âme soient purifiées, il faut qu'elles rencontrent l'Amour de Dieu. Et cette rencontre ne peut se produire qu'au sein de notre conscience, c'est à dire en étant conscient de nos taches et en recevant l'Amour de Dieu en même temps. Lorsque cela se produit, la conscience de nos défauts engendre un repentir qui est accompagné de Joie et de Paix, et qui n'a rien à voir avec la culpabilité ou le jugement de soi-même.


Malgrès ces indications qui montrent ce qu'est la prière, il faut, quand on la pratique, ne rien forcer, ne rien chercher à obtenir, mais se contenter d'invoquer Jésus (« Seigneur Jésus Christ »), qui est l'image visible du Dieu invisible (« Fils de Dieu »), faire appel à son amour inconditionnel (« prends pitié »), tout en restant conscient de tous les mouvements de notre psychisme, présent à nous-mêmes (« de moi » ou « de nous »).


Même si cela est d'une extrème simplicité, il faut souvent beaucoup d'entrainement pour que cet état s'installe dans notre prière, mais lorsque nous le trouvons, plus aucune difficulté ne parrait insurmontable, car à partir de ce moment, Dieu marche avec nous, Dieu agit en nous, et aucun obstacle ne peut résister indéfiniment à cette action.


Il est bon, à mon avis, de pratiquer la prière du coeur une fois le matin et une fois le soir. On peut commencer par une pratique de 5 minutes (programmée avec une alarme ou un minuteur). Puis, quand on se sent à l'aise avec ces 5 minutes, augmenter la durée de la prière : 10 minutes, puis 15 minutes...etc.

L'idéal serait d'arriver, au bout de plusieurs mois ou années, à accorder à cette prière au moins 20 ou 30 minutes de notre temps, le matin ainsi que le soir.


On peut également, en plus de ces temps de prière au calme, où notre vigilance et notre présence sont accrues (et donc où notre prière a plus d'efficacité), réciter la prière du coeur tout au long de la journée dans notre quotidien, dès que cela est possible (en voiture, dans une file d'attente, en regardant la télé...).


Plus nous pratiquerons la prière du coeur, plus notre âme se videra de tout ce qui n'est pas divin, couche par couche, dévoilant au fur et à mesure le Christ et le Royaume de Dieu qui sont au centre de notre être, jusqu'à ce que ce ne soit plus nous qui vivions, mais le Christ qui vive en nous.

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Published by Ananie - dans Pratiques
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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 14:36

Voici une méthode qui peut être suivie par ceux qui souhaitent appliquer les pratiques de ce site dans un entrainement par étapes.


Le travail spirituel consiste à purifier notre âme en profondeur. C'est un processus long et progressif car il nécessite que soient mises en lumière et purifées nos ombres, nos mauvaises habitudes ainsi que nos croyances erronées afin de rendre notre attitude empreinte d'amour du prochain.

D'une certaine manière, il est heureux que ce changement se fasse dans la longueur, car s'il se faisait d'un coup, nous ne pourrions le supporter. En effet, lorsque nous lisons la vie des Saints, ce qu'ils font par amour nous paraît impossible (aimer les ennemis, se devouer entièrement au service des êtres, supporter les épreuves pour le bien d'autrui...), et il ne servirait à rien de nous contraindre nous-mêmes par la force à être comme eux. Mais avec le temps et une sincère pratique régulière, ce qui aujourd'hui nous paraît impossible nous paraitra peu à peu accessible, et nous finirons par faire avec joie ce qui aujourd'hui nous inspire la peur.

Le sommet de la sainteté est l'objectif que nous devons nous fixer si nous voulons avancer dans la bonne direction, mais nous ne pouvons y parvenir en une seule fois, c'est impossible. Tout ce que nous avons à faire, c'est le prochain pas, et celui-ci, il n'est pas si difficile que ça à faire. Lorsque nous arriverons à l'union divine, ce que nous aurons fait pour y arriver, ce ne sera qu'une succession de petits pas... et la grâce divine aura fait le reste.


Dans un cheminement spirituel, l'important c'est la régularité, la persévérance, car qui dit changer des habitudes dit répétition. Mieux vaut prier 10 minutes chaque jour que 3 heures tous les dimanches.

Au début cette régularité n'est pas facile à mettre en place, il faut se pousser un peu. Par contre, avec l'habitude, la prière devient un vrai délice qui nous manque lorsque nous ne l'effectuons pas.

On peut donc décider d'un temps de prière quotidien, que l'on sait pouvoir respecter. On se tiendra alors à cette décision et ce temps de prière deviendra peu à peu une routine. Lorsque, par la suite, nous en ressentirons le besoin, nous pourrons ajouter du temps, toujours en trouvant le juste milieu qui nous convient entre être trop laxiste ou au contraire trop dur avec nous-mêmes.



Voici donc ce programme par étapes :


(1) On commencera par pratiquer l'exercice d'attention au corps : La présence à notre corporalité, développée par cet exercice, est indispensable à la pratique spirituelle pour nous permettre de rester connecté à la réalité et pour que les grâces que nous aurons reçu dans la prière puissent se concrétiser par des actes dans notre vie de tous les jours.

On pourra effectuer cet exercice 10 à 15 minutes, quotidiennement et pendant 40 jours* avant d'y ajouter le suivant, mais sans abandonner celui-ci. On continuera cette pratique pendant 1 an (ou plus longtemps si on le souhaite), de manière à ce qu'elle devienne automatique et qu'à chaque instant de notre quotidien, nous ayons une bonne conscience de notre corps.

Pendant toute cette période, on pourra prier régulièrement en faisant des prières qui nous inspirent et en parlant à Dieu, en lui demandant de nous sanctifier, de nous purifier...etc.



(2) Au bout de 40 jours, on pourra ajouter l'examen de conscience que l'on pratiquera chaque soir avant de dormir, pendant quelques minutes (5 à 10 minutes peuvent suffire). Il sera bon, après cet exercice, de réciter une ou deux prières et de demander à Dieu de nous bénir, de s'occuper de notre âme, et de nous protéger pendant la nuit. Ceci pourra être pratiqué toute notre vie.

 

(3) 40 jours plus tard, on ajoutera la pratique de la méditation sur une image divine que l'on pourra effectuer comme suit :


  • 40 jours en choisissant l'image de Saint Joseph, afin que notre attitude dans le monde devienne plus et conforme à la volonté divine.


  • Puis 40 jours en méditant sur la Vierge Marie, afin d'approfondir notre vie intérieure, spirituelle, et de nous abandonner de plus en plus à la Grâce de Dieu.


  • Et enfin 40 jours en nous imprégnant de l'image du Sacré Coeur de Jésus ou de Jésus Miséricordieux, afin de nous entrainer à unir notre esprit à celui du Christ.



(4) Après ces 4 mois d'exercices, nous pourrons remplacer l'exercice de méditer sur une image divine par la récitation d'un chapelet chaque jour.

On pourra aussi pratiquer quotidiennement ou de temps en temps la méditation sur un mystère biblique pour nous entrainer à cette pratique (qui par la suite sera incluse dans le Rosaire).



(5) Lorsque nous commencerons à ressentir régulièrement la tendresse et la paix mariale dans cette récitation du chapelet, nous la remplacerons par la prière du rosaire, avec la méditation sur les mystères. Il sera bon de prier quotidiennement un chapelet avec la méditation sur les 5 mystères du jour.




*Note : Les 40 jours renvoient au nombre 40 qui, dans la symbolique biblique évoque un passage d'un état à un autre : les 40 ans de traversée du désert du peuple hébreu pour se libérer de l'esclavage subit en Egypte et rejoindre la terre promise, ou les 40 jours où Jésus est tenté au désert après son baptème.


 

 Pour trouver les pratiques citées dans cet article, il suffit de cliquer sur leurs noms dans le texte ou de cliquer sur "Pratiques spirituelles" dans la colonne de gauche.

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Published by Ananie - dans Pratiques
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 10:58

On peut pratiquer cet exercice chaque soir dans son lit, avant de dormir.


On commence par se détendre puis on se met à l'écoute de notre corps. Pour cela, l'entrainement à l'exercice d'attention au corps nous sera très utile.

On invoque ensuite le Christ ou la Vierge Marie et on imagine qu'il ou elle reste à nos côtés pendant toute la durée de l'exercice pour nous assiter.

 

Puis on se remémore à rebour les différents moments de notre journée en se mettant à l'écoute de toutes les sensations que l'on éprouve : les agréables, les neutres, les désagréables. On se positionne un peu comme un observateur de tous nos mouvements intérieurs : les sensations corporelles (tension, détente...), les émotions (colère, peur, peine, joie...), les sentiments, l'état d'esprit que l'on observe en soi (orgueil, bienveillance, compassion, indifférence...), les pensées, les motivations qui nous animent...

Cela ne doit pas être un exercice intellectuel, mais plutôt passer par notre vécu, notre ressenti profond. Ce ne sera pas forcément évident au début, mais plus nous appliquerons cet exercice et plus il deviendra naturel.

Ainsi on peut prendre le temps, hors de l'agitation du quotidien, de découvrir tout ce qui s'est joué en nous au cours de notre journée, car le simple fait de repenser à un moment du passé nous replonge immédiatement dans l'état psychique que nous vivions à ce moment.


Quand nous constatons que nous avons eu une pensée, une parole, ou posé un geste motivé par une intention négative à l'égard de quelqu'un, nous pouvons entrer profondément dans le ressenti de notre état d'esprit du moment et nous laisser en éprouver le regret qui apparaît alors naturellement. Si celui-ci ne vient pas, un bon moyen pour nous aider consiste à nous mettre à la place de la personne à qui nous avons peut-être nuit.

Lorsque nous éprouvons ce regret, nous pouvons le faire devant la Vierge ou le Christ, afin qu'elle ou il nous transmette sa grâce pour purifier notre âme de l'empreinte laissée par notre action négative.

Il faudra veiller à ne pas se morfondre dans un sentiment de culpabilité : tous les humains font des erreurs, et ce n'est pas forcément quelque chose de très négatif. Ce qui l'est c'est de refuser de les reconnaître et de les regretter car nous nous privons alors de la possibilité de nous améliorer.


On peut également, lors de cet exercice, essayer de percevoir plus finement ce qui s'est passé à l'intérieur de nous pour que nous en arrivions là, et ce que l'on pourrait faire dorénavant pour l'éviter. Encore une fois, cela ne doit pas venir d'une réflexion intellectuelle : si celle-ci peut être utile à d'autres moments en dehors de cet exercice, ici elle ne doit intervenir qu'en très petite quantité, et nous devons plutôt privilégier le fait de voir en nous-mêmes, par le ressenti, ce qui s'est passé et ce qu'il y à faire. Si cela ne nous apparaît pas au début ce n'est pas un problème, cela viendra avec l'entrainement.


On peut aussi se rendre compte des bons sentiments qui nous animaient et en rendre grâce à Dieu. En effet, tout ce qu'il peut y avoir de bon en nous vient de Dieu et c'est sa Grâce qui nous pousse à agir pour le bien de tous lorsque l'on accepte de la recevoir. On peut donc s'emplir de gratitude pour cette action de Dieu en nous et par nous (toujours face au Christ ou à la Vierge).



Note : Pour effectuer cet examen de conscience, il n'est pas utile de passer en revue tous les moments de notre journée, ce serait beaucoup trop long. On se contentera d'insister sur les moments où nos actes ont laissé en nous une certaine impression, qu'elle soit positive ou négative.



Le fait de répéter cet exercice chaque soir va installer peu à peu en nous une nouvelle conscience : nous serons plus vigilants au cours de nos journées par rapport à tout ce qui nous anime à chaque instant, ce qui nous amènera à réajuster plus rapidement notre conduite lorsque cela sera nécessaire.

Cela permettra aussi que notre âme soit plus pure et ne s'enlise pas dans des fonctionnements nuisibles pour les autres et nous-mêmes.

Enfin, par le fait de rendre grâce pour nos bonnes actions, nous lutterons contre l'orgueil et développerons l'amour de Dieu.

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Published by Ananie - dans Pratiques
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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 09:55

Pour de nombreux Saints qui sont parvenus à l'union divine grâce à cette pratique, le Rosaire est l'un des meilleurs exercices chrétiens.

En effet, effectué sincèrement et régulièrement, il éclaire profondément la vie et l'âme de celui ou celle qui prie ainsi.

A l'origine le Rosaire a été révélé par la Vierge Marie à Saint Dominique.

Dans sa totalité (qui peut être fractionnée) elle consiste en la récitation de trois chapelets dans lesquels on ajoute la méditation de 15 Mystères bibliques.

Ces 15 Mystères contiennent à eux seuls toutes les clés pour parcourir le chemin proposé par la chretienté jusqu'à son accomplissement ultime qu'est l'union divine. Le fait de les méditer nous donne non seulement une compréhension de ce chemin mais insufle aussi en nous les grâces et les vertus dont nous avons besoin pour le     parcourir !

Le cheminement initiatique parcouru par la Vierge Marie, et admirablement résumé en 15 étapes au travers des 15 Mystères, est l'exemple même du parcourt idéal de tout chrétien, depuis le « oui » au projet de Dieu (l'Annonciation) jusqu'à la pleine divinisation de l'être (le Couronnement de Marie dans le ciel). A chaque fois que nous récitons le Rosaire, nous inscrivons un peu plus ce chemin idéal dans notre conscience, et, tandis que nous l'arpentons en présence de la Vierge, mettant nos pas dans les siens, notre moi s'abandonne progressivement à Dieu pour s'unir à Lui.

Le Pape Jean Paul II a ajouté 5 Mystères Lumineux au Rosaire. Bien qu'ils aient un intérêt, il ne me semble pas qu'ils aient une utilité primordiale dans la récitation du Rosaire. Chacun fera comme il l'entend pour ce qui est de les ajouter ou non.

 

La méthode.

On reprend la même méthode que pour la récitation du chapelet simple mais ici on va y ajouter les Mystères.

Ainsi donc, juste avant chaque Notre Père qui précède 10 Je vous salue Marie, on lit le Mystère biblique (on trouvera les Mystères accompagnés d'images sur le site aidez-moi.org en lien sur la page d'accueil). Pendant cette lecture, on se représente la scène biblique.

Puis tout en gardant cette scène à l'esprit, on récite le Notre Père, 10 Je vous Salue Marie et un Gloire au Père. Pendant cette récitation, notre attention n'est plus tournée vers les paroles des prières comme dans la récitation du chapelet, mais plutôt vers la scène de la vie de Jésus et Marie. On utilisera ici la même technique que dans la méditation sur un Mystère biblique (voir texte sur ce blog) que l'on trouve sous le sous-titre « Méditation elle-même ».

Comme le Rosaire est une pratique centrée sur la Vierge Marie, on récite les prières vocales en nous adressant directement à elle qui est au sein de la scène évangélique sur laquelle on médite. On peut aussi vivre cette scène en plaçant sa conscience en Marie, ce qui nous permet de vivre les évènements du Mystère au travers de son état d'esprit. Ainsi cela va peu à peu façonner notre conscience à l'image de celle de la Vierge qui est elle-même, selon le mot de Saint Louis Marie Grignion de Monfort, le moule parfait dans lequel peut être façonné le Christ. Ainsi nous deviendrons nous aussi un moule parfait, un receptacle, pour que le Christ puisse naitre en nous.

 

Il me semble que la prière vocale a ici pour utilité principale de nous garder centré sur la Vierge, c'est pourquoi il est mieux de se familiariser d'abord avec la récitation du chapelet simple pendant plusieurs mois afin que la récitation du Je vous salue Marie nous relie automatiquement, par habitude, à la présence de la Sainte Mère.

Dans les Mystères où la Vierge n'est pas directement présente (comme dans l'Agonie au jardin des oliviers ou la Résurection), on peut s'imaginer qu'elle médite sur le Mystère en question avec nous, qui sommes toujours en union avec elle.

 

On continue ainsi la pratique du Rosaire en lisant avant chaque Notre Père le Mystère qui suit celui précédement médité.

On peut s'arrêter après la récitation des 5 Mystères du jour (pour les associations Mystère-jours voir plus bas) mais si l'on désire continuer, on passe au cinq Mystères suivants en lisant le premier Mystère de la deuxième série là où l'on avait récité de premier Mystère de la première série. Ainsi sur la boule qui relie la boucle du chapelet à la partie qui contient la croix, on récitera le premier Mystère Joyeux puis à la fin des Mystères Joyeux, le premier Mystère Douloureux et à la fin de ces Mystères, le premier Mystère Glorieux (si l'on ajoute les Mystères Lumineux, on les place après les Joyeux).

Après avoir récité le dernier Gloire au Père on cloturera le Rosaire comme le chapelet simple, c'est à dire avec le signe de Croix à l'aide de la Croix du chapelet.

 

Notes.

Au début on lira les Mystères à chaque récitation du Rosaire mais une fois qu'on les aura bien en tête, on pourra, si l'on manque de temps, se les représenter pendant les prières vocales sans pour autant les lire.

Il sera tout de même important de faire au moins un chapelet par semaine en relisant les Mystères en entier. On pourra varier chaque semaine : 1ère semaine Mystères Joyeux, 2ème semaine Mystères Douloureux, 3ème semaine Mystères Glorieux (l'idéal pourrait même être de faire cela au sein d'un groupe de prière).

 

Si l'on récite un chapelet par jour avec ses Mystères, voici les Mystères traditionnelement associés au jours de la semaine :

 

 

Sans les Mystères Lumineux

Avec les Mystères Lumineux

Mystères Joyeux

Lundi et Jeudi

Lundi et Samedi

Mystères Lumineux

 

Jeudi

Mystères Douloureux

Mardi et Vendredi

Mardi et Vendredi

Mystères Glorieux

Mercredi, Samedi et Dimanche

Mercredi et Dimanche

 

Article relié : Les Mystères Douloureux.

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Published by Ananie - dans Pratiques
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:50

(Tiré de l'introduction à la vie dévote de Saint François de Sales avec une ou deux précisions en plus).



Mise en présence de Dieu.


Elle peut se faire de 4 manières :


  1. Prendre conscience que Dieu est partout, qu'il n'est pas un lieu, pas une chose où il ne soit véritablement. Ainsi, où que nous soyons, nous sommes en présence de Dieu. On peut matérialiser cela en disant : « Ô mon coeur, mon coeur, Dieu est vraiment là ! ».


  1. Penser que Dieu est tout spécialement présent dans notre coeur, comme il l'est au fond de notre esprit. Considérant cette vérité, nous suscitons en notre coeur une profonde révérence à l'égard de Dieu, puisqu'il lui est si intimement présent.


  1. Penser que le Christ nous regarde du haut du Ciel.


  1. Imaginer Jésus à côté de nous.


On se servira de l'un de ces 4 moyens (pas ensemble mais un à la fois). On fera cela brièvement et simplement.


Invocation.


Conscient de nos limites humaines mais sans culpabilité (avec beaucoup de patience et de bienveillance envers nous-mêmes), nous demandons à Dieu de nous guider pendant notre pratique afin que celle-ci corresponde à sa divine volonté et le serve ; c'est à dire qu'elle accomplisse notre plus grand bien et nous rende plus bénéfique pour les autres. Cela nous mettra dans de meilleures dispositions, afin que nous nous laissions moins égarer par notre égo durant notre méditation.

On peut aussi invoquer notre ange gardien et les saints personnages qui étaient présents au mystère que nous allons méditer afin qu'ils nous communiquent les sentiments intérieurs qu'ils reçurent eux-mêmes dans ce mystère (si par exemple on médite sur la mort de Jésus, on priera la Vierge Marie, Saint Jean, Sainte Marie Madeleine...).


La mise en présence de Dieu et l'invocation peuvent être des préliminaires à toute pratique spirituelle.

Méditation elle-même.


Ici on peut lire le texte biblique que l'on veut méditer d'un coup avant de passer à la pratique ou effectuer la pratique au fur et à mesure que l'on lit le texte en marquant une pause contemplative après la lecture de chaque verset.


Visualiser la scène biblique comme si elle se passait sous nos yeux et se placer soi-même sur le lieu de cette scène (par exemple pour la Crucifixion, on se place face à la Croix, sur la colline du Golgotha). On peut aussi imaginer que l'évènement biblique se déroule à l'endroit où l'on fait notre pratique (dans ce cas la Crucifixion se passera là où nous nous trouvons). On vit alors le déroulement des évènements comme un observateur, ou encore, dans la peau d'un des saints personnages du Mystère. Ainsi on peut vivre la scène en s'imaginant que l'on est Saint Jean, la Vierge ou Jésus lui-même.


Il est important ici de vivre le Mystère en se plaçant dans une attitude de réceptivité : on ne cherchera pas à produire de soi-même un sentiment d'amour, d'humilité ou autre, car alors on arriverait seulement à se mettre en tension ou à produire des vertus très limitées. On se contentera d'imaginer la scène biblique, d'y être le plus présent possible et de se rendre disponible pour recevoir les vertus qui nous seront données (et non créées par nous). On ne cherchera pas non plus à comprendre intellectuellement le Mystère biblique qui est au delà de l'intellect. Si des prises de conscience intellectuelles doivent se faire, elles se feront d'elles-mêmes, sans effort.

Lorsque l'on aura l'impression qu'il ne se passe rien, on acceptera humblement et patiemment ce fait, sans chercher à forcer les choses. Mais si au fil des méditations on continue à ne rien ressentir, on pourra observer notre état intérieur pour voir si nous devons réajuster notre attitude.

Ainsi, avec la persévérance et le temps, cette pratique produira ses fruits, et au fur et à mesure, les vertus de Jésus, de la Vierge Marie et des Saints qui participent au Mytère sur lequel nous méditons s'installeront de plus en plus en nous.


Les mouvements du coeur et les résolutions.


Pour que notre pratique ait un prolongement dans notre vie quotidienne, on tirera des résolutions des mouvements de notre coeur. Ainsi, si en méditant la Crucifixion, on se sent poussé à imiter Jésus en pardonnant à nos ennemis, à la fin de notre méditation, on prendra les résolutions concrètes qui en découlent : « J'essaierai de ne plus m'agacer des critiques de telle personne mais de me placer dans l'humilité et l'amour face à elle pour l'adoucir » (par exemple).



Conclusion et bouquet spirituel.


A accomplir le plus humblement possible.


  • Remercier Dieu des bonnes inspirations qu'il nous a données, des grâces dont il nous a comblé et des résolutions qu'il nous a fait prendre. Sentir de la gratitude pour sa bonté et sa miséricorde que nous avons peut-être découvertes ou ressenties dans la méditation du Mystère.


  • Offrir à Dieu les grâces reçues ainsi que nos bons sentiments et résolutions, en union avec les mérites du Christ. Le fait d'unir notre travail au pur don accomplit par le Christ dans sa vie et sa mort le rendra meilleur et nous permettra de moins nous en attribuer les mérites (ce qui pourrait nourrir en nous l'orgueil). Ainsi on peut dire par exemple : « Seigneur, je t'offre tous les bienfaits de cette pratique en union avec ceux de ton Fils. »


  • Demander à Dieu de nous communiquer les grâces et mérites de son Fils, de bénir nos saints désirs et résolutions afin que nous puissions les mettre en oeuvre.


  • Puis nous pouvons confier à la Vierge Marie, aux Saints et aux Anges nos parents, amis, guides spirituels... On récite un Notre Père et un Je Vous Salue Marie.


  • On peut terminer en choisissant deux ou trois pensées ou sentiments issus de la méditation du Mystère, en faire une sorte de bouquet spirituel (selon les termes de Saint François de Sales) dont on pourra respirer le parfum au long de la journée.



 Il peut être interressant de commencer par méditer sur les Mystères du Rosaire (en particulier les 5 Joyeux, les 5 Douloureux et les 5 Glorieux) qui résument tout le cheminement du chrétien (on les trouvera sur ce site, sur la page d'accueil, en cliquant sur le lien : "Pour prier le Rosaire").
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:49

(Sans les Mystères du Rosaire).


Faire le signe de Croix avec la croix du chapelet en disant : « Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen. »

Puis embrasser cette croix.

 

Tout en gardant les doigts sur la croix, réciter le Je crois en Dieu.

 

Sur la petite boule suivante réciter le Notre Père.

 

Puis sur chacune des 3 boules suivantes réciter un Je vous salue Marie.

 

Sur la boule d'après un Gloire au Père.

 

Ici on peut formuler une demande, pour que Dieu bénisse tous les êtres et on ajoutera éventuellement une demande personnelle, ou pour quelqu'un qui en a particulièrement besoin, tout en demandant que tout se réalise selon la volonté divine et non la notre. Une fois cette demande formulée, on n'y pense plus, on se contente de garder notre attention fixée sur la prière.

 

Tout en gardant entre nos doigt cette boule où l'on a récité le Gloire au Père, on récite un Notre Père, puis 10 Je vous Salue Marie sur les 10 boules suivantes.

 

Sur la boule d'après on récite un Gloire au Père, sur cette même boule un Notre Père et 10 Je vous salue Marie sur les 10 boules suivantes. Sur la suivante un Gloire au Père et on continue ainsi jusqu'à finir le tour du chapelet.

 

Après avoir récité le dernier Gloire au Père sur la boule sur laquelle on avait récité le premier et fait la demande, on refait un signe de Croix avec la croix du chapelet comme au début et on termine en embrassant la croix.

 

 

Dans toute cette pratique, l'important est de rester attentif aux paroles des prières, à leur signification ; pour cela, on peut lire des interprétations du Je Crois en Dieu, du Notre Père et du Je vous Salue Marie afin de comprendre, intellectuellement dans un premier temps, leur sens (Voir l'interprétation du Notre Père en lien en page d'accueil).

On prend ces prières vocales et leur signification comme objet de méditation, comme on le fait dans la méditation sur une image divine. Dès que notre esprit s'éloigne de cette attention, on constate où il était parti, et sans lutter contre cela, on revient à la prière. Toutes les distractions sont traitées comme dans la méditation sur une image divine : si notre mental produit toutes sortes de pensées et émotions, on laisse faire cette sorte de vidange libératrice en restant présent à notre prière.

Cette attention à la signification des mots que nous prononçons est notre effort personnel, mental... Et grâce à cet effort, notre mental va peu à peu se stabiliser et nous recevrons de plus en plus consciemment les grâces divines que renferment les prières du chapelet et qui sont au delà des mots.

Ces grâces ne peuvent être produite par notre effort personnel car elles viennent de Dieu ; ils ne faut donc pas se soucier du fait que nous les ressentions ou non dans notre prière et surtout ne pas chercher à les produire par nous-mêmes. L'important et de persévérer en nous appliquant de plus en plus dans nos prières ; et même si nous ne les sentons pas, ces grâces sont là et oeuvrent en nous pour nous ajuster peu à peu à la vérité divine.

A mesure que nous serons purifiés par cette pratique, la signification des mots de la prière prendra une place secondaire, et notre esprit sera alors dans la présence de la Vierge Marie, comme bercé tendrement dans ses bras. Cette présence se fera de plus en plus sentir en nous et Marie nous façonnera peu à peu pour nous imprégner de ses vertus et nous rendre semblables à elle.

 

Note : Si les images sont importantes pour nous, on peut, pendant toute la récitation du chapelet, visualiser devant soi la Vierge Marie, tenant l'enfant Jésus dans ses bras.

 On pourra trouver les prières du chapelet dans l'article Les Prières de base.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:48

On s'assoit dans la position de l'exercice d'attention au corps (voir texte correspondant) et on peut commencer par méditer une minute sur les sensations de notre corps, en prenant le temps de respirer et de sentir nos points d'appui.

Puis, pour une meilleure circulation des énergies dans le corps, on peut coller le bout de notre langue au palais. Nos yeux sont fermés, les mains se positionnent en prière ou se posent sur les cuisses, paumes vers le ciel (ce qui exprime notre attitude intérieure de réceptivité).


On choisit alors une image divine. Les plus appropriées pour cet exercice sont, à mon avis, celles du Sacré Coeur de Jésus, de Jésus Miséricordieux, ou de la Vierge de la médaille miraculeuse. En effet, le Christ et la Vierge sont d'excellentes représentations de la totalité de la perfection divine ; mais on peut également choisir l'image d'un Saint, d'un Archange ou autre qui incarne des qualités que nous avons plus particulièrement besoin de développer.

 

Pour mieux nous relier au Saint personnage sur lequel nous allons méditer, nous pouvons commencer par réciter ses litanies.

On se représente ensuite son image devant nous, en hauteur (pour signifier que cette image renvoit à une réalité céleste, transcendante), puis on imagine que Jésus ou la Vierge Marie nous bénit, et en même temps que nous, qu'il ou elle bénit tous les êtres dans ce monde et les autres (ce qui inclus les êtres de tout l'univers et aussi des mondes que l'on ne voit pas : avec les morts ou autre...). Ce n'est pas une obligation de se représenter tous ces êtres, on peut simplement penser que cette bénédiction divine les touche tous. Cette bénédiction prend la forme de rayons lumineux qui nous imprègnent et se répandent partout dans le monde.

Pour l'image du Sacré Coeur se sont des rayons dorés qui partent du coeur du Christ. Pour celle de la Vierge, ces rayons dorés partent de ses mains et pour celle de Jésus Miséricordieux, se sont des rayons rouges et blancs qui partent de son coeur.

On peut ensuite rester ainsi au moins 5 ou 10 minutes en laissant ces rayons nous bénir, nous traverser, nous envelopper et toucher tous les êtres.

Dans cette pratique comme dans la plupart des pratiques spirituelles deux points sont particulièrement importants :


  • Rester ouvert, réceptif à l'action de Dieu en nous, à la bénédiction divine qui nous façonne peu à peu.


  • Etre conscient de tout ce qui se passe en nous : que se soit une pensée, une émotion, une douleur, de grands sentiments mystiques, du bien être ou autre, on se contente d'observer cela et de laisser agir la bénédiction divine, sans chercher à faire durer ce qui se passe, ni à le rejeter, ni à le modifier ou à en faire quoi que se soit. On se contente d'être attentif et d'accueillir tout ce qui se passe en nous en laissant Dieu s'en occuper.


Lorsque l'on décèle en nous de l'orgueil, de la jalousie, de la colère ou tout autre sentiment négatif, on n'y acquiesce pas, mais on ne cherche pas non plus à l'enlever, on accepte que cela soit présent en nous, on s'ouvre en restant attentif à ce qui se passe et on laisse faire la bénédiction de Dieu. Si de tels sentiments apparaissent en nous durant cet exercice, c'est une très bonne chose : cela permet à Dieu de les toucher et de les purifier. Ces sentiments ont toujours été présents en nous, la pratique spirituelle ne fait que les révéler pour qu'ils soient peu à peu transformés ; et il faut accepter que cela prenne parfois beaucoup de temps.


Si nous commençons à voir que l'image s'anime, nous donne des conseils... on constate ce fait sans s'y attacher et on revient à l'image du départ. L'image n'est pas là pour servir de support à notre imagination, ou pour nous permettre d'avoir des messages du Christ car ceux-ci risqueraint fort d'être plutôt ceux de notre propre psychisme... Si nous recevons un message qui vient effectivement de Dieu, nous ne perdrons rien à ne pas nous y attacher, au contraire, car le fait de ne pas nous attacher à sa forme nous permettra d'en intégrer l'essence profonde.

En fait, l'image divine est là pour éveiller en nous ce qu'elle représente, pour nous rendre semblabe à ce qu'elle évoque. Le but de cet exercice est de faire en sorte que le Christ, la Vierge ou le Saint que nous visualisons nous soit de plus en plus présent et qu'ainsi ses qualités s'installent peu à peu en nous.


Après cette phase de visualisation de l'image divine, on peut s'imaginer nous-mêmes et tous les êtres semblables au Christ ou à la Vierge Marie (selon l'image que l'on a choisi) car tout en étant des êtres que l'on prie, ils sont aussi des représentations de notre nature divine, de ce vers quoi nous devons tendre dans notre cheminement spirituel.

Puis on imagine que l'image se fond en lumière et s'imprègne en nous (ceci afin de ne pas s'attacher excessivement à l'image qui n'est qu'un symbole qui nous aide à nous relier à la présence divine).

On termine en ressentant quelques instants notre corps, ses points d'appui au sol.

On peut également visualiser des racines qui partent de nos pieds et nous ancrent au sol, on remercie Jésus, la Vierge, le Saint... on s'étire et on ouvre les yeux.



Des phrases sont associées aux images de Jésus Miséricordieux et de la Vierge de la médaille miraculeuse :


Jésus miséricordieux : Jésus, j'ai confiance en toi.


Vierge de la médaille miraculeuse : Ô Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à vous.


Si cela nous aide, nous pouvons les répéter mentalement ou à voix basse pendant la visualisation et/ou dans notre quotidien (en voiture, dans une file d'attente ou dès que nous avons un moment) pour prolonger cet exercice et imprégner de plus en plus notre conscience des qualités du saint personnage que l'on prie ainsi.


Si c'est une autre image sur laquelle on médite, on peut construire une phrase sur le modèle qui est utilisé dans les litanies :


N... (Nom du Saint), priez pour nous.


Ainsi avec le Sacré Coeur de Jésus : Sacré Coeur de Jésus, priez pour nous.



Saints sur lesquels méditer pour certaines circonstances particulières :


Saint Joseph : Pour développer la capacité de gérer les affaires du quotidien de manière juste, gagner sa vie honnètement, revenir aux choses concrètes quand on a tendance à « planer » un peu, s'ouvrir à la prospérité.


Saint Michel : Pour acquérir une certaine maitrise des forces sombres qui sont en nous, être protégé de celles qui pourraient être autour de nous, s'affirmer tout en évitant le piège de l'orgueil, savoir dire non à ce qui ne correspond pas à notre nature profonde et qui pourrait nous nuire.


Saint Gabriel : Pour se mettre à l'écoute de la volonté divine et l'accomplir.


Saint Raphael : Pour faire appel aux forces divines de guérison de l'âme et du corps.

 

 

On trouvera toute les images utilisées pour cet exercice dans l'album photo de ce site intitulé "Images à méditer" (dans la colonne de gauche).

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:47

Le préalable à toute pratique spirituelle, c'est d'être présent à son corps.

En effet, marcher vers la Sainteté, ce n'est pas s'éloigner du corps pour aller vers l'Esprit Saint, mais c'est faire descendre l'Esprit Saint dans notre corps afin qu'il puisse s'incarner dans le monde. Mais pour cela, il faut sentir son corps, être présent à son corps. Comment Dieu pourrait-il venir habiter notre corps si notre conscience, dans la pratique spirituelle est déconnectée du corps ? Notre corps est le siège de notre nature humaine et nous ne devons pas la laisser de côté pour aller vers Dieu : nous devons laisser Dieu façonner notre nature humaine afin que, à l'image du Christ nous soyons pleinement humain tout en ne faisant qu'un avec Dieu.

Si nous croyons aller vers Dieu en refoulant la conscience de notre corps et de notre nature humaine, tout ce que nous arriverons à faire c'est de nous perdre dans des illusions : nous nous convaincrons nous-mêmes d'avoir réalisé tel ou tel état spirituel qui ne sera en fait qu'une simple compréhension intellectuelle et qui s'effondrera face aux premières difficultés que nous rencontrerons.

Celui qui marche vers la Sainteté s'ouvre peu à peu à la Grâce de Dieu tout en étant de plus en plus conscient de son corps et de sa nature humaine qui peuvent ainsi être sanctifiés. Il n'y a qu'ainsi que nous pouvons espérer cheminer spirituellement avec humilité.

 

Pour pratiquer l'attention au corps, nous pouvons nous asseoir confortablement sur une chaise, les pieds (nus si possible) bien à plat sur le sol, le dos droit, les yeux fermés. Nos mains peuvent être posées sur nos cuisses, paumes vers le bas (cette position des mains matérialise notre attitude d'esprit qui est tournée vers le corps). Nous pouvons prendre quelques instants pour nous détendre, sentir nos différents points d'appui au sol et sur la chaise, puis imaginer des racines, un peu comme celles d'un arbre, qui partent de nos pieds et s'enfoncent profondément dans le sol. Ceci nous aidera à trouver de la stabilité (corporelle et aussi intérieure) et à nous enraciner dans la vie de tous les jours.

Puis on va méditer sur le corps, c'est à dire essayer de garder autant que possible notre attention dans notre corps, dans la sensation physique de notre corps. Dès que l'on se rend compte que notre attention s'est échappée, on constate ce fait (qui est tout à fait naturel) et on revient simplement au corps. La distraction n'est pas un problème, le problème c'est le rejet ou l'attachement à la distraction. Avec la pratique, les pensées qui continueront à nous traverser l'esprit seront de moins en moins perturbatrices, c'est à dire qu'elles ne nous feront plus dévier de notre attention au corps.

Pour commencer, nous pouvons sentir chacune des parties du corps : les pieds et les chevilles, les jambes, le bassin, le ventre, le thorax, le dos, les épaules, les bras, les mains, le cou, le visage, la tête. A chaque fois, on se contente de sentir le corps, d'accepter de vivre les sensations telles qu'elles se présentent sans les rejeter, sans chercher à les modifier, à les analyser ou à en faire quoi que se soit. Ensuite on pourra sentir notre corps dans sa globalité, et rester quelques minutes (5 ou 10 minutes par exemple) à l'écoute de notre corps.

Note : Quand on aura pris l'habitude de cet exercice et que l'on arrivera facilement à sentir chacune des parties de notre corps une à une, on pourra sauter cette phase et passer directement au vécu du corps dans sa globalité (après l'enracinement).

A chaque fois que nous serons distraits, nous reviendrons simplement à la conscience des différentes sensations corporelles (le fait de développer cette capacité de ramener notre attention à l'objet de méditation -ici notre propre corps- sans nous laisser perturber par les distractions, nous sera très utile pour tous nos autres exercices spirituels).

Puis, pour cloturer l'exercice, on pourra à nouveau imaginer des racines qui partent de nos pieds et qui sont profondément ancrées dans le sol.

Si des sentiments ou émotions se présentent à nous dans cette méditation, on les traitera comme les sensations corporelles : on les sentira, sans en faire quoi que se soit (ni chercher à les rejeter ou à les modifier, ni s'y attacher...). Les sensations de douleurs ou de bien être seront traitées de la même manière.

On se contente d'accueillir les sensations telles qu'elles sont, dans un acceuil bienveillant de notre corps.

 

Cet exercice sera à pratiquer tous les jours (pendant 6 mois - 1 an) afin qu'avec l'habitude la conscience de notre corps nous soit tout à fait naturelle et automatique.

On pourra prolonger cet exercice en essayant, tout au long de la journée, de sentir notre corps, nos points d'appui, nos sensations corporelles, le plus souvent possible. Cette attention nous permettra d'investir plus profondément notre corporalité et de remarquer les tensions physiques dès qu'elles se mettront en place afin de les relacher et de ne pas s'installer dans la crispation. Avec le temps, cela nous rendra de plus en plus conscients de nous-mêmes et de notre état intérieur car les pensées et émotions qui nous habitent ont une répercution dans nos sensations corporelles. En effet, notre psychisme n'est pas circonscrit dans notre tête, mais il s'exprime dans tout notre corps. Ainsi, dans nos autres pratiques spirituelles, les sensations de notre corps deviendront de précieuses indicatrices de notre état psychique car si notre corps est en tension, cela veut dire qu'intérieurement nous sommes aussi crispés sur une pensée ou une émotion.

 

Si on veut approfondir cet exercice ou le remplacer par un autre, on pourra choisir de pratiquer régulièrement une technique qui dévelloppe la conscience du corps comme le Hatha Yoga (Yoga postural), le Taï Chi Chuan, le Chi Kong ou la relaxation dynamique de premier degré en sophrologie par exemple.

 

Cette prise de conscience du corps n'est pas une étape à dépasser ensuite : elle devra s'inscrire en nous et nous accompagner dans toutes nos pratiques spirituelles afin que celles-ci s'enracinent dans la réalité, dans le concret.

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