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  • : Ce blog a pour but de présenter une vision spirituelle de la tradition chrétienne
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:40

On confond souvent ces deux états d'âme que sont le repentir et la culpabilité parce que d'un premier abord, ils se ressemblent. Mais, tandis que le repentir, qui vient de la conscience divine en nous, est nécessaire à la purification de l'âme, la culpabilité quand à elle est basée sur un fonctionnement égocentrique et empêche le cheminement spirituel.


Pour purifier l'âme, il est d'une absolue nécessité de reconnaître nos fonctionnements intérieurs qui produisent en nous et chez les autres de la souffrance. Sans cultiver cette capacité à reconnaître nos défauts, il est complètement impossible de s'améliorer ou de se laisser améliorer par la Grâce de Dieu.


On peut dire que le regret issu du repentir véritable prend naissance dans deux sentiments intérieurs principaux : De la compassion pour la ou les personnes que l'on a fait souffrir (y compris nous-mêmes) et de la prise de conscience, le ressenti que notre manière d'agir n'était pas conforme à ce que nous sommes véritablement, à ce que nous voulions du fond de notre cœur. Dans un tel état d'être, notre conscience qui s'était obscurcie se retourne vers la lumière, et nous nous ouvrons à la présence divine sanctifiante dont nous sommes porteurs.


La culpabilité, elle, prend naissance en d'autres sentiments intérieurs... Le regret ne porte pas sur les conséquences de nos actes nuisibles pour autrui mais sur le fait que ces actes nous renvoient une image négative de nous-mêmes : l'autre n'est pas vraiment pris en compte. On se dit (consciemment ou inconsciemment) que l'on est mauvais et on croit que notre nature est mauvaise, ce qui est totalement opposé à ce que nous enseignent les maîtres de la chrétienté.

Lorsque l'on culpabilise ce n'est pas l'envie de devenir meilleur qui domine en nous : ce qui prévaut c'est l'envie de revaloriser l'image de nous-mêmes. Ici il n'y a pas d'ouverture, la compassion est étouffée, et notre conscience ne se retourne pas vers ce qui, en nous, pourrait l'éclairer.


Tandis que le repentir exige une certaine humilité, la culpabilité nait de l'orgueil.

En effet, la véritable humilité c'est de reconnaître que nous sommes imparfait et que, en tant qu'êtres fonctionnant sur la base d'un moi, nous cherchons toujours, d'une manière ou d'une autre, notre propre intérêt, à chaque instant... Cela n'est ni bien, ni mal, c'est un état de fait, et à part les Saints -qui ne sont plus dirigés par leur moi mais par Dieu-, tout le monde fonctionne ainsi.

Cet égocentrisme peut-être très subtil et inconscient et celui qui cultive véritablement l'humilité c'est celui qui essaie de reconnaître en lui, le plus souvent possible, cette 'saisie égoiste' et de ne pas y adhérer. Face à la prise de conscience du fonctionnement de son moi, il se sent démuni, et il entre en esprit et en vérité dans ce qu'enseignent les chrétiens : il n'y a que la Grâce de Dieu qui peut nous faire sortir de ce fonctionnement égocentré et nous amener à la sainteté.


Si on culpabilise au contraire c'est que l'on croit pouvoir avancer en ne comptant que sur nous-mêmes. Bien sur, pour cheminer vers l'union divine, il faut beaucoup travailler pour s'ouvrir peu à peu à la Grâce de Dieu, mais si, ultimement, il n'y a que cette Grâce qui peut nous libérer de nos défauts, pourquoi culpabiliser par rapport à un travail qui ne nous appartient pas ?

Notre travail à nous c'est de reconnaître nos limites avec de la bienveillance pour nous-mêmes, et de mettre en œuvre les pratiques que nous enseigne notre voie spirituelle pour d'une part nous habituer à faire le bien et d'autre part nous ouvrir à l'action de Dieu en nous. Le reste qui appartient à Dieu et à Lui seul demande beaucoup de temps.

Culpabiliser c'est refuser de se reconnaître imparfait, refuser de reconnaître ses erreurs, non par bonté ou quelque autre noble sentiment mais par orgueil. Si l'on regarde profondément en soi, et que l'on déjoue les ruses de l'égo qui voudraient nous faire croire que nous sommes toujours animés de bons sentiments, on verra cet orgueil à l'origine de la culpabilité qui dit « Comment ça ? Moi je ne fais pas d'erreur ! Je ne fais de mal à personne ! Je suis quelqu'un de bien ! Moi je suis mieux que les autres ! ».


Certaines personnes culpabilisent aussi en se rendant responsables de la souffrance des autres alors qu'elles n'ont rien fait de nuisible. Je crois que si elles regardent en elles, elles verront qu'elles se donnent trop d'importance, qu'elles n'acceptent pas de ne pas pouvoir changer ceux qui refusent d'avancer et qu'elles cherchent à 'sauver' les autres pour revaloriser une image d'eux mêmes mise à mal par leur histoire personnelle.

D'autres encore culpabilisent de s'être retrouvées dans des situations de souffrance (aggressions par exemple) pour lesquelles elles se rendent responsables. Or bien souvent, culpabiliser et se rendre responsable d'une situation c'est se donner l'illusion que l'on a un pouvoir sur elle, que l'on pourrait la contrôler. Mais faire le deuil d'une telle situation implique d'accepter notre impuissance et de vivre notre souffrance pour la traverser.

Il peut y avoir d'autres causes qui sont à l'origine de la culpabilité mais celles-ci reposent toujours sur une mésestime de soi, un manque profond d'amour ayant la plupart du temps son origine dans l'enfance.


La culpabilité présente encore un gros désavantage : à part les personnes ayant des tendances masochistes, personne n'aime la ressentir, ce qui implique que lorsque nous commençons à éprouver de la culpabilité pour nos erreurs, au lieu de reconnaître nos tords, nous refoulons immédiatement la culpabilité en rejetant notre responsabilité par rapport aux pensées, paroles ou actions nuisibles que nous avons commise envers autrui ou nous-mêmes. Ainsi il n'y a plus de repentir possible. De plus, ce n'est pas parce que la culpabilité est refoulée qu'elle n'agit plus : comme la culpabilité appelle au châtiment, lorsqu'elle est en nous, nous recherchons inconsciemment à être punit et nous nous mettons dans des situations qui nous apportent des difficultés ou alors nous ne faisons rien pour sortir de celles dans lesquelles nous nous sommes empêtrés.

Ce n'est pas un véritable problème de faire des erreurs car en tant qu'humain, nous en faisons forcément. Le véritable problème c'est de ne pas reconnaître nos erreurs, car cela nous amène à les répéter et nous empêche d'en tirer des leçons et donc de développer de la sagesse.


Voici un signe pour reconnaître si nous sommes dans l'humilité et le repentir ou dans l'orgueil et la culpabilité : Dans les deux cas nous ressentirons une certaine peine mais dans la culpabilité cette peine produira une tension intérieure, un enfermement, et cette peine ne cessera pas. Par contre, dans le repentir, cette peine coexistera avec un bien être du fait de la paix qui l'accompagne ; et une fois que le repentir aura accomplit en nous son œuvre de réajustement, la peine cessera d'elle-même sans effort de notre part.


Tout ceci étant dit, il ne faut pas se leurrer : nous sommes souvent dans la culpabilité. D'une part parce que nous avons du mal à nous aimer et à aimer les autres avec leurs défauts -ce qui engendre l'orgueil car si je ne peux m'aimer avec mes défauts, je ne dois pas en avoir et je dois être mieux que les autres pour continuer à recevoir de l'amour-, et d'autre part à cause des mauvais aspects de notre culture judéo-chrétienne issus des erreurs de compréhension spirituelle de nos ancêtres (« Dieu juge », « Dieu punit », « Toute erreur mérite un châtiment », « L'Amour de Dieu doit se mériter »...etc).


Lorsque nous nous égarons dans cette culpabilité, l'important est de la reconnaître en nous, de nous rappeler que par nature nous sommes divins, que l'Amour de Dieu nous embrasse tels que nous sommes, puis d'accepter humblement d'être imparfait (ceci étant le point le plus important), et d'essayer de nous mettre à la place des personnes que nous avons fait souffrir dans l'action pour laquelle nous éprouvons de la culpabilité. On peut également prier pour ces personnes afin d'approfondir notre compassion pour elles et d'aider à réparer les tords que nous leur avons causés.


C'est grâce à notre pratique spirituelle que la culpabilité s'en ira peu à peu : à mesure que l'amour de Dieu s'installera en nous, il nous remplira de bienveillance à l'égard des autres mais aussi à l'égard de nous-mêmes. Par l'expérience vécue et répétée de cet amour, nous pourrons nous aimer avec nos défauts, tels que nous sommes, et nous serons purifiés en profondeur de toutes les fausses idées et blessures du passé qui habitent notre subconscient et qui engendrent la culpabilité.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:39

Toutes nos pensées, paroles et actions laissent une trace énergétique dans notre conscience.

Ainsi, lorsque nos pensées, nos paroles et nos actions sont tournés vers le Bien, elles laissent une 'énergie positive' en nous, comme une trace de Lumière dans notre conscience. C'est pour cela que nous devons pratiquer les pensées, paroles et actions altruistes car même si au début on les fait en se forçant, elles laissent du Bien en nous qui nous transforme peu à peu, et ces pensées, paroles, actions deviennent de plus en plus naturelles.

En imitant les Saints, nous devenont nous-mêmes Saints.

C'est comme pour un sport : par exemple quand on commence à jouer au tennis, on apprend à faire des coups droits, des reverts... Et on le fait en imitant le professeur de tennis même si on ne comprend qu'approximativement le sens et la finalité de ses gestes. Au début cela est difficile, cela demande un effort, un entrainement mais au fur et à mesure on joue au tennis de manière tout à fait naturelle, instinctive, sans même y réfléchir, de notre façon bien à nous, et jouer devient alors un véritable plaisir.

C'est un cercle vertueux : plus nous nous exerçons à faire le bien et plus cela devient notre nature, nous refaisons le bien de plus en plus, ce qui nous amène à faire encore plus de bien et ainsi de suite...


Si cela est vrai pour la pratique du bien, cela l'est aussi pour la pratique du mal. Plus on le pratique et plus l'empreinte négative laissée en nous par nos actes mauvais nous amène à faire encore du mal.

Lorsque l'on reconnaît sincèrement que par nos actes, nos paroles et nos pensées on a nuit à autrui, qu'on le regrette et qu'on le confesse face à Dieu, sa Grâce descend en nous et nous purifie de toutes les traces négatives que ces 'péchés' ont laissés dans notre conscience, ce qui coupe le cercle vicieux du mal ; cette Grâce nous donne aussi une force qui va nous aider à guérir les causes profondes, en nous, qui nous ont amené à faire ce mal.

Mais pour recevoir cette bénédiction divine, il faut d'abord être passé par le repentir sinon la confession ne sert à rien, car dans toute purification, pour travailler sur ses défauts, il faut commencer par reconnaître que l'on en a, et bien les regarder en face, sinon toute purification est impossible. Après avoir reconnu nos défauts il faut avoir le désir de s'en libérer et tout mettre en oeuvre pour que cela se fasse. C'est cela le repentir : le désir de devenir meilleur, de s'améliorer. Et il ne faut pas confondre le repentir avec la culpabilité, car la culpabilité est une forme d'orgueil, et un refus de l'Amour de Dieu. C'est de l'orgueil parce que ruminer le fait de se sentir coupable c'est en fait refuser de reconnaître humblement que nous pouvons faire des erreurs, que nous sommes imparfaits. C'est aussi une fermeture à l'Amour de Dieu car croire que toute faute mérite un chatiment est totalement contraire à l'amour et au pardon divin ; et si nous sommes incapables de recevoir cet amour et ce pardon c'est que nous n'y sommes pas ouverts et que nous sommes aussi incapables de le donner. Le Christ ne dit-il pas « Pardonnes-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » ?

Par le fait qu'elle nous détourne de l'amour qui est la seule véritable loi de Dieu, on pourrait dire que la culpabilité est un péché.


Je ne pense pas que cette purification soit impossible sans un prêtre. En effet, dans d'autres voies spirituelles et dans la tradition chrétienne cette confession se fait aussi seul face à Dieu car c'est l'Esprit Saint qui purifie et non le prêtre lui-même. Mais dans la confession, un bon prêtre est comme un canal qui nous rend l'accès à Dieu plus facile, il est un catalyseur qui rend la confession et la purification plus efficace car il est comme une fenêtre ouverte sur l'infinie Lumière de Dieu. Pourquoi se priver d'une aide qui nous facilitera les choses lorsque l'on a la chance de trouver un prêtre qui a une véritable Foi et qui laisse passer à travers lui l'Amour de Dieu, le Saint Esprit consolateur ?


Quand on dit que Dieu nous pardonne, cela n'est pas à prendre au pied de la lettre. Comment Dieu pourrait-il nous pardonner alors qu'il ne nous a jamais condamné ? En effet, Dieu est Amour, Dieu est l'Amour... Alors comment l'Amour pourrait-il être faché ou nous en vouloir ?

En fait si nous voulons nous réconcilier avec Dieu c'est parce que nous, nous l'avons rejeté: Par notre orgueil, notre colère, notre jalousie... Bref par nos défauts nous avons rejeté l'Amour de notre coeur. Alors par le sacrement de réconciliation, nous demandons à Dieu, par l'intermédiaire du prêtre, de purifier en nous les traces résiduelles de nos actions négatives pour qu'elles ne deviennent pas une habitude et nous recevons aussi une force pour nous aider à nous purifier de tout ce qui nous a amené à nous détourner de l'Amour. Car si nous recherchons cette purification ce n'est pas par peur d'un jugement mais parce que nous désirons vivre selon l'Amour car nous avons compris que c'est comme cela que l'on est heureux et que l'on attire le Bonheur.


Lorsque l'on entend l'expression « Pardon de Dieu » je crois que l'on devrait comprendre « purification de Dieu » ou « guérison de Dieu ».

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:38

« Seigneur je ne suis pas digne de te recevoir mais dit seulement une parole et je serais guéri ».


Lorsque l'on dit cette phrase à la messe, avant de communier, il faut se préserver de deux états d'esprit extrêmes qui pourraient nous empécher de bien recevoir cette communion au Christ.

Premièrement, il faut se préserver de la croyance que l'on a aucune valeur aux 'yeux de Dieu', que Dieu ne doit pas nous aimer et qu'il ne doit rien nous donner parce qu'on ne le mérite pas. Deuxièmement, il faut aussi éviter de penser que nous n'avons pas besoin de la grâce pour avancer, que nous n'avons aucun défaut ou que nous pouvons nous débrouiller par nous-mêmes pour avancer vers notre sanctification.

Ces deux états d'esprits sont loins de la vérité et risquent de nous empêcher de recevoir les grâces que Jésus veut nous transmettre.


Pour comprendre cela on peut utiliser une comparaison:

Imaginons que l'on est un pauvre à un niveau matériel... Un jour un homme extrêmement riche se présente devant le pas de notre porte et nous demande s'il peut entrer et nous donner tout l'argent dont nous avons besoin pour nos vêtements, notre mobilier, notre maison, notre nourriture...etc.

  • Si en voyant cet homme nous nous disons « Je ne vaux rien, je ne mérite pas d'argent de cet homme, je n'ai rien fait pour cela », on va refuser son argent, refuser qu'il entre chez nous. Alors qu'en fait cet homme n'en a absolument rien à faire de nos mérites, de qui nous sommes, de ce que nous avons fait, il veut juste nous aider par compassion pour nous.

  • Si au contraire nous nous disons par fierté « Je n'ai pas besoin de l'argent de cet homme, j'en ai déjà, je ne vais pas m'abaisser à recevoir quoi que ce soit de qui que ce soit, personne ne sera au dessus de moi », on va là aussi refuser cet argent par orgueil, par refus de reconnaître que nous en manquons, tout cela pour ne pas constater qu'il y a quelq'un de plus grand que nous, qui a plus d'argent et dont nous dépendons pour notre bien être.


Il en est de même avec la communion, le Christ est cet homme riche qui ne demande qu'à nous aider. Mais ses biens ne sont pas extérieurs, se sont des biens intérieurs: l'Amour, la Paix; la Joie, la vision de la Vérité...etc. Si face à Lui nous nous disons « je ne vaux rien, je ne peux accepter » alors nous ne recevrons rien.

En fait le Christ ne donne pas au mérite; l'Amour de Dieu brille sur les bons et les méchants de la même façon, il n'exige rien de nous, simplement que nous l'acceptions et que nous le laissions nous transformer de l'intérieur. On peut aussi dire la même chose avec d'autres mots: La Lumière est là, partout, à chaque instant, disponible, mais c'est à nous de nous y rendre réceptif ; et quoi que nous ayons fait, si nous reconnaissons nos erreurs, nos travers, et que nous demandons de l'aide avec le désir de changer, la Lumière qui est toujours là, pénètre en nous, et cela ne dépend absolument pas de nos mérites... C'est cela aussi que nous affirmons par cette phrase avant la communion : que Dieu est Amour, et qu'il donne sa lumière à tous ceux qui l'acceptent, sans poser aucune condition à cela, ainsi est l'Amour de Dieu. Si Dieu se donnait au mérite, personne ne serait assez pur pour recevoir Dieu qui est l'infinie pureté.

Parfois l'Eglise pose des conditions extérieures aux chrétiens pour qu'ils puissent recevoir la communion... Mais ces conditions sont posées par l'Eglise et non par Dieu. La véritable condition pour bien recevoir la communion n'est pas dans notre situation extérieure mais dans notre état d'esprit intérieur, et celui-ci est contenu dans cette phrase : « Seigneur je ne suis pas digne de te recevoir mais dit seulement une parole et je serais guéri ».


L'autre attitude extrême qui peut également nous empêcher de laisser la Grâce de Dieu oeuvrer en nous c'est le fait d'être trop orgueilleux, face au Christ, pour reconnaître que l'on a pas encore toutes les qualités Divines et que l'on a besoin de l'aide de Celui qui les incarne toutes. Cette phrase d'avant communion nous invite à reconnaître nos défauts, nos égarements, car si nous voulons être purifiés par Dieu, il faut que nous soyons conscient de ces faiblesses, ainsi quand Dieu entrera dans notre conscience il pourra les rencontrer et nous guérir. Car il s'agit effectivement de nous guérir : personne n'est mauvais de nature car nous avons tous été créés à l'image et à la ressemblance de Dieu. Lorsque nous faisons le mal ou que nous ne faisons pas le bien, cela est toujours généré en nous par des souffrances conscientes ou inconscientes qui ont besoin d'être guéries.


Alors en disant cette phrase avant la communion il faut se regarder tel que l'on est, avec nos qualités et nos défauts, reconnaître humblement que l'on a besoin d'aide pour guérir et développer les vertus. Pour être sanctifié nous ne devons pas compter que sur nous-même, mais sur la Grâce de Dieu, car la sainteté ne peut venir en développant les capacités de notre moi car elle est au-delà du moi. Ce n'est pas que nous sommes indignes de recevoir la Grâce de Dieu, c'est plutôt que nous ne sommes pas à la hauteur de cette Grâce en ce sens qu'elle va nous amener à nous dépasser nous-mêmes, et ce jusqu'à la sainteté où nous serons un avec Dieu. Et lorsque Dieu sera un avec nous, notre moi sera au service de cette sainteté, ainsi nos capacités physiques, intellectuelles, nos connaissances, bref toutes nos aptitudes, nous permettrons de faire le bien mais ce ne sont pas elles qui nous permettrons de nous unir à Dieu. On peut le constater par exemple dans le fait que ces capacités peuvent tout autant servir à faire le mal.

Cette phrase « Seigneur je ne suis pas digne de te recevoir mais dit seulement une parole et je serais guéri » résume l'essentiel de la démarche chrétienne : reconnaître que Dieu seul peut nous amener à cet état de sainteté qui est un au delà de nous-mêmes et laisser Dieu nous changer, nous façonner. Ce n'est pas en forçant que nous allons développer des qualités divines, en fait tout notre travail spirituel consiste à nous ouvrir à Dieu et à le laisser faire, mais il ne faut pas croire que c'est ne rien faire, au contraire, laisser en soi la place à Dieu est un travail immense qui exige de l'écoute d'enseignements spirituels, de la réflexion, de l'introspection, des rémises en questions, des pratiques de prières, de méditations... Mais il faut aussi prendre conscience que l'Amour du Christ est un don gratuit et que, si on peut dire, 'la notion de mérite n'effleure même pas son esprit'. Et ce don ne nous est pas fait à un moment donné : Dieu se donne à nous à chaque instant, à chaque moment.... Il nous demande seulement de l'accepter et si nous acceptons véritablement de le laisser entrer et de nous façonner selon Sa Volonté à Lui, en aucun cas il ne se refusera à nous.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:37

Les enseignants de la chrétienté disent que le Christ, par sa Passion et sa mort sur la Croix a délivré l'homme du mal. Cette idée, lorqu'elle a été mal comprise, a parfois entrainé des dérives doloristes (comme l'autoflagellation par exemple). En effet, si l'on ne pénètre pas profondément dans ce Mystère, on peut en venir à croire que la souffrance purifie l'âme et que Jésus a souffert pour tous les hommes, se mettant entre Dieu et eux pour, en quelque sorte, recevoir les coups de baton à leur place.

Cette compréhension erronée vient de notre culture occidentale de la culpabilité qui dit : « Pour toute faute il doit y avoir un châtiment ! » ; et on croit -consciemment ou inconsciement- que la souffrance engendrée par le châtiment répare la faute. Mais la souffrance ne purifie pas l'âme, elle n'a aucune vertu en elle-même. Il est vrai que parfois la souffrance peut susciter en nous une remise en question constructive, mais ce qui est bénéfique c'est la remise en question, pas la souffrance. Car c'est aussi la souffrance qui est la cause de nos peurs, de notre aggressivité et de tous nos travers. Et ce qui lave l'âme c'est uniquement ce qui la rend meilleure.

Il ne faudrait pas non plus croire que l'on peut rejeter la souffrance et qu'elle est mauvaise en elle-même. La souffrance n'est ni bonne, ni mauvaise, elle est juste une réalité de la vie. C'est la manière dont on réagit à la souffrance qui peut être ou bonne, ou mauvaise, selon que notre réaction engendre ou non notre bien et celui d'autrui.

 

Le Christ, par sa Passion, nous libére du mal que l'on pourrait être amenés à commettre sous l'influence des souffrances qui nous habitent. Et quel que soit le mal que nous accomplissons, il prend toujours racine dans une souffrance intérieure.

 

Mais Jésus n'a pas délivré l'homme du mal par sa Passion à un moment donné de l'histoire. Si tel avait été le cas, il aurait mal fait son boulot... il suffit de regarder le monde qui nous entoure...

Par sa Passion, le Christ délivre l'homme qui se tourne vers Lui du mal, maintenant, à chaque instant.

Les Saints et les Pères de l'Eglise disent qu'une des meilleures pratiques chrétiennes est de contempler les évènements du Gologotha. Car par cette contemplation, on se relie à la force spirituelle, à l'état de conscience que Jésus Christ vivait dans ces évènements. Et c'est cet état de conscience, c'est à dire l'Amour de Dieu (Père et Fils), le Saint Esprit, qui nous purifie peu à peu de tout le mal qui polue notre conscience, jusqu'à nous unir à Lui.

Ainsi l'important dans la Passion ce n'est pas la souffrance, c'est l'Amour... Et la souffrance que vit le Christ n'est là que pour révèler son Amour. En effet, il le dit lui-même : « il n'y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ses amis ».

C'est cet Amour qui nous libère de notre enfermement sur nous-mêmes car pour Aimer en de telles circonstances, il faut sortir de soi-même, accéder à une transcendance, ou, dit d'une autre manière, rentrer au plus intime de soi-même, se relier à sa nature véritable où l'on rencontre Dieu qui dépasse notre égo, notre moi.

 

Mais en tant que personnes en cheminement, lorsque nous regardons le Christ persécuté, nous le regardons au travers de notre égo limité qui lui ne perçoit pas l'amour du Christ mais la souffrance, pas le pardon mais la rébellion, pas l'acceptation mais le rejet. Nous avons tendance à projeter sur Jésus l'état d'esprit qui nous habiterait si nous étions à sa place. Ceci est tout à fait naturel : c'est le processus de purification, engendrée par la contemplation des mystères chrétiens qui révèle nos tendances égoïques et les purifie peu à peu. Le problème c'est que parfois, au lieu de nous ouvrir et de nous laisser transformer par le Christ nous nous enfermons dans ces projections de l'égo, et au lieu de reconnaître avec humilité que nous sommes imparfaits, nous nous persuadons nous-mêmes que ces défauts sont des qualités. Ainsi on en arrive à considérer que haïr ceux qui ont persécuté Jésus est une vertu et nous cultivons la haine, l'orgueil et le jugement des autres, alors que ce que Jésus enseigne c'est l'Amour et l'humilité, le pardon et la paix.

 

Ainsi dans son Agonie, Jésus, sachant ce qui l'attend, choisit de laisser sa volonté propre pour faire celle de Dieu. Et en méditant sur ce mystère, la force spirituelle qui se communique à nous nous transforme pour que nous puissions nous aussi, en toutes circonstances, choisir d'agir pour le bien de tous les êtres plutôt que pour notre confort personnel.

Dans la Flagellation, Jésus nous transmet, au fur et à mesure de nos méditations de ce mystère la capacité de choisir l'Amour même dans les cas où le plaisir de nos sens pourrait nous inciter à aller dans une autre direction. Ainsi, même s'il n'est pas du tout une bonne chose de considérer le plaisir comme mauvais et de rechercher la souffrance (comme l'on malheureusement enseigné certains chrétiens), il n'est pas bon non plus que la quête du plaisir et l'évitement de la souffrance passent avant la recherche du Bonheur véritable que l'on trouvera en s'unissant à cet Amour que rien ne peut altérer. Ici Jésus nous enseigne donc à placer la quête de cet Amour au premier plan et à ne plus être l'esclave de notre désir de satisfaction immédiate.

Dans le Couronnement d'épines, Jésus nous invite à le suivre lorsqu'il renonce à la reconnaissance des hommes pour agir en accord avec Dieu et donc avec ce qu'il porte au plus profond de son coeur.

Dans le Portement de Croix, il nous aide à assumer les épreuves et difficultés par Amour pour les autres.

Dans la Crucifixion, il va jusqu'à nous transmettre sa capacité à mourir à son moi personnel pour devenir un avec Dieu, pour être divinisé.

 

Jésus Christ a choisit l'Amour et transcendé son égo : dans sa volonté, ses plaisirs sensoriels, son désir de reconnaissance, ses épreuves et même sa mort. Il l'a fait dans les pires circonstances qui soient, afin qu'en méditant sur sa Passion nous puissions recevoir une puissance, un Amour qui nous permettra de transcender notre égo dans toutes les difficultés que nous pourrons rencontrer. Ainsi par son chemin de croix Il nous a ouvert une voie vers la libération.

 

Dans un sermont, un prêtre disait un jour : Porter sa Croix à la suite du Christ ce n'est pas souffrir, porter sa Croix c'est Aimer et faire le bien des êtres.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:36

Quand on lit les textes bibliques, et en particulier l'ancien testament, d'un premier abord, ils parraissent décrire un Dieu jaloux, capricieux, inquisiteur. Ils semblent décrire des histoires complètement fantasmagoriques, invraisemblables. Et quand ils parlent d'évènements qui se sont réellement passés, ils sont pleins d'erreurs, historiquement parlant.

Par contre quand on en étudie leur symbolisme et que l'on s'imprègne de ces textes, on découvre qu'ils ne décrivent pas des évènements extérieurs, mais des choses qui se passent en toute personne qui vit un cheminement spirituel: ce sont de magnifiques enseignements initiatiques.

On retrouve cette manière d'enseigner par des images à l'origine de la plupart des traditions spirituelles: les légendes amérindiennes, celtes, mayas, les mythologies grèque, indouiste...etc.

Mais alors on peut se demander « Pourquoi tant de mystères ? Pourquoi ne pas avoir décrit les choses de manière à ce que notre intellect puisse les comprendre clairement, et qu'il n'y ait plus de confusion et d'interprétations nous induisant en erreur ? ».

En fait ces enseignements ne sont pas destinés à notre intellect : ils sont sensés nous faire vivre, ressentir l'enseignement qu'ils donnent. Ils s'adressent à notre âme dans le but de la transformer, de l'éclairer, de lui transmettre une force. Et pour parler à l'âme, il faut utiliser son langage. Quel est ce langage ? Pour le découvrir, il suffit d'observer ce qui se passe quand notre intellect s'endore et que notre âme parle seule, c'est à dire dans le sommeil, le rêve. Le rêve est le langage de l'âme. Et comment parle le rêve ? En images, en symboles, en histoires souvent fantasmagoriques, invraisemblables d'un premier abord et se servant d'évènements qui se sont réellement passés (de la vie quotidienne) tout en les déformant. Le rêve est le reflet de notre état intérieur, et en utilisant son langage les textes sacrés agissent sur cet état intérieur.

Les textes bibliques sont comme une partition, où chaque verset est une note. Quand nous lisons cette partition, la musique se joue en nous par l'instrument que nous sommes. Cette musique c'est l'énergie, la vibration divine qui fait frémir notre âme et l'harmonise à Dieu. C'est en ce sens que la Bible contient la Parole de Dieu qui transforme celui qui la reçoit.

Il y a, à différentes époques, une multitude de manière de traduire la Bible, et toutes ces manières peuvent être justes en même temps. Comme le dit Saint Augustin, les écritures Saintes sont un miroir où se reflète la vérité. Pour continuer la comparaison précédente, les textes saints jouent une musique et en l'écoutant, ou plutôt ici en la ressentant, un tel dira : « Là la musique monte, là elle descend, là elle sautille », un autre dira « Là elle est légère, là plus dense, là elle s'accélère » un autre encore « Là elle est aigue, là grave, et là son tempo est plus rapide ». Ces trois commentateurs décrivent la même musique de manière juste bien qu'ils emploient des mots et des systèmes de référence différents. Tout dépend du langage et le langage varie d'une personne à une autre et d'une époque à une autre. Par exemple les inteprétations que l'on peut faire aujourd'hui des textes bibliques, n'étaient pas possibles à l'époque des pères car ils n'avaient pas les termes philosophiques, psychologiques et la manière actuelle de concevoir les choses.

Ces interprétations permettent à notre intellect d'avoir une idée des réalités spirituelles, et bien qu'il ne puisse les atteindre, il nous permet de nous orienter vers elles. Il en est de même pour le commentaire d'une musique qui nous permet d'avoir une idée de ce à quoi nous devons arriver et des indications sur la manière de jouer. Mais le commentaire n'est pas la musique, il la décrit mais ne peut pas produire les mêmes effets qu'elle: la musique nous fait vibrer, nous transporte, nous place dans un état d'esprit ou de conscience particulier. Si la musique jouée par des hommes à tant de pouvoir sur nous quand on sait l'écouter, qu'en est-il de celle jouée par Dieu ?

Cette musique divine est contenue dans les Ecritures Saintes alors quand nous lisons, laissons-la nous imprégner, et si nous ne comprenons pas tout ce que disent les mots cela a peu d'importance, car l'essentiel s'écoute au delà des mots : ce sont les notes que Dieu joue en nous...

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:35

Pour le croyant, prier la Vierge Marie c'est demander sa bénédiction. Et par cette bénédiction, ces grâces qu'elle déverse, elle éveille en nous ce qu'elle représente, elle dévoile dans notre esprit les qualités, l'état d'être dont elle est porteuse, dont elle est la représentation. Elle nous rend semblable à elle.

De ce point de vue, peut importe que la Vierge Marie ait été vierge ou non, l'important ce n'est pas la réalité historique, c'est ce que représente cette virginité, l'enseignement qu'elle nous communique: Marie c'est celle qui n'a pas été fécondée par l'homme (symboliquement par l'esprit de l'homme, centré sur l'égo), afin d'être disponible pour Dieu. Elle est pure, Vierge comme une terre où tout reste à planter. Elle s'est dépouillée afin que sur cette terre, aucune mauvaise herbe de la volonté humaine ne vienne nuire au jardin planté par Dieu. Elle est « la servante du Seigneur », prête, quoi qu'il arrive à accepter Sa Volonté, même si elle ne la comprends pas et la croit impossible à réaliser comme lorsqu'elle accepte d'être fécondée par l'Esprit Saint et de donner naissance au « Fils du très Haut » en disant à l'Ange Gabriel « qu'il en soit fait selon ta parole » (annonciation); comme également lorsqu'elle dit aux serviteurs aux noces de Cana, en parlant du Christ: « tout ce qu'il vous dira faites-le ». Elle se vide de sa volonté propre, ou tout du moins la met entre parenthèse, afin d'être complètement réceptive à la volonté de Dieu car elle a confiance en le fait qu'elle sera transformée par Dieu et voudra ce qu'il veut pour son plus grand Bonheur et celui des êtres qui voudront bien le recevoir.

 

La Vierge Marie nous invite à nous dépouiller de nos vieux schémas, à mettre entre parenthèses nos projets, nos conceptions, nos attentes, notre personnalité telle qu'elle est actuellement, tout ce que l'on s'était construit pour accepter d'être fécondé par l'Esprit Saint qui fera naitre en nous un homme nouveau, Divin, dont la plus grande joie sera de servir les autres, de même que la Sainte Mère à donné naissance au Christ pour le salut du monde.

Lorsque l'on prie Marie, c'est parce que l'on s'est rendu compte qu'avec notre façon de faire habituelle, c'est à dire de chercher le Bonheur à l'extérieur de nous-même, née du fait que l'on s'est laissé fécondés par l'esprit des hommes, nous ne trouvons pas le Bonheur, nous ne sommes pas pleinement comblés... Alors on accepte de remettre tout cela en question, de s'ouvrir aux voies divines, de reconnaître que la Volonté de Dieu nous dépasse, et qu'elle seule peut nous conduire à ce Bonheur dont on ne connait pas le chemin; on va ainsi devenir vierge et réceptif pour se laisser imprégner, façonner par l'Esprit de Dieu, on pourrait presque dire par « l'état d'Esprit Divin », qui va peu à peu travailler en nous pour nous conduire à la plénitude, à la richesse intérieure.

C'est le sens des mots « priez pour nous pauvres pécheurs » que l'on retrouve dans l'Ave Maria. Par ces mots on se déclare pauvre intérieurement parce que l'on est pas dans la Lumière de Dieu.

Quand au sens premier du mot péché, il s'agit de « faire un pas de travers », « marcher à côté », à côté de notre propre chemin, de notre véritable nature qui est Divine. Cette notion de péché ne devrait pas induire en nous de culpabilité, car le péché n'attire pas la punition d'un Dieu qui nous inflige de la souffrance lorsque nous ne faisons pas ce qu'il veut. Le péché est cause de souffrance en lui-même car en nous éloignant de Dieu nous nous éloignons de notre véritable nature et on ne peut pas être heureux si l'on est en désaccord avec notre véritable nature. Quelque part la volonté de Dieu c'est aussi notre volonté, au plus profond de nous-même.

La Vierge Marie est la « mère de Dieu » et si nous la prions régulièrement, nous deviendrons à notre tour une mère pour faire naitre Dieu en nous: nous créeront un espace dans notre être afin d'accueillir l'Esprit Saint qui permettra la naissance du Christ à l'intérieur de nous.

C'est pour cela que la Vierge Marie est l'exemple de la vraie dévotion, l'Arche d'Alliance, la porte du Ciel.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:33

Selon de nombreux auteurs chrétiens, l'ancien testament ne doit pas être lu comme un récit historique, même s'il peut parfois comporter des évènements qui ont réellement eu lieu. Les récits bibliques sont avant tout des enseignements: des mythes. Pas des mythes au sens où ils sont complètement fantasmagoriques, mais des mythes au sens où C.G.Jung l'entend, c'est à dire des récits mettant en scène de grands symboles de l'inconscient collectif qui sont fait pour structurer la conscience de l'homme, l'harmoniser, l'éveiller.

Dans l'histoire de la chute, cela n'a pas vraiment d'intérêt de considérer Adam et Eve comme le premier homme et la première femme ayant engendré l'humanité et étant responsables de l'exil de l'homme du Paradis. Rien ne nous permet de vérifier qu'il s'agisse d'un événement qui se serait réellement passé. Cet événement biblique est à mon avis plutôt à considérer d'un point de vue intérieur et actuel: il décrit se qui se passe en nous à chaque fois que nous 'désobéissons' à Dieu, c'est à dire à chaque fois que nous nous écartons de l'Amour et de notre nature profonde. Et ce qui se passe en nous, nous n'avons pas besoin d'y croire, nous pouvons le constater, l'expérimenter par une introspection.

Le péché originel ce n'est pas le premier péché dans le temps, c'est le premier péché en tant qu'origine de tous les autres; c'est une manière de fonctionner qui est le fondement, la base de tous les péchés. Chacune de nos actions, paroles, pensées opposées à ce que voudrait l'Amour est une conséquence d'une motivation intérieure symbolisée par la tentation du serpent: notre personnalité (symbolisée par Eve), se laisse séduire par un instinct d'appropriation (le serpent qui enserre) et son attention s'oriente alors uniquement sur l'aspect extérieur et matériel des choses (le serpent qui rampe ventre à terre). Dans un tel état d'esprit, elle ne détermine plus ce qui est bien et mal en fonction de l'Amour, mais en fonction de cet instinct de possession; elle détourne à son compte la connaissance du bien et du mal (Eve mange du fruit de l'arbre de cette connaissance dans l'Eden).

Ce récit nous enseigne que pour ne pas pécher, nous devons laisser Dieu déterminer ce qui est bien et mal, c'est à dire nous demander en tous temps ce que veut l'Amour et ce qui serait le bien de tous (nous y compris, mais pas seulement nous). Suivre la Volonté Divine, ne pas pécher c'est cela: déterminer ce qui est bien et mal de manière absolue, en fonction du bien ultime, du bonheur de toutes les personnes concernées et non pour satisfaire notre instinct de possession, qu'il s'agisse de possession de biens, de renommée ou de pouvoir.

Car si nous suivons ce serpent, cette conscience qui ne voit les choses qu'en fonction de ce que notre égo va y gagner, nous entrainerons aussi dans cette chute notre dimension spirituelle (symbolisée par Adam), et nous serons chassés du Paradis, c'est à dire que nous ne serons plus dans cet état de conscience qui amène le Bonheur grâce au fait qu'il est centré sur l'Amour.

 

Il ne faudrait pas comprendre ici que notre personnalité humaine, ou que nos instincts, représentés par Eve et le serpent dans cette interprétation, sont mauvais. Tous les aspects de notre être sont des créations de Dieu (comme toutes les créatures du jardin d'Eden) et ne peuvent donc être foncièrement mauvais, mais du fait de notre libre arbitre, ils peuvent tous être utilisés de manière soit constructrice, soit destructrice. Notre travail consiste donc à nous ouvrir à la Grâce Divine afin que tous ces aspects soient peu à peu pénétrés puis dirigés par l'Amour; alors notre conscience se retrouvera de nouveau dans l'Eden.

 

Note par rapport à la symbolique de l'homme et de la femme: Saint Augustin a dit « Ce mot chair est donc employé pour désigner la femme, de même que le mot esprit est quelquefois mis pour désigner le mari. » On peut en déduire que cela marche aussi dans l'autre sens: femme pour désigner chair et homme pour désigner esprit. On retrouve aussi ce symbolisme dans l'interprétation du Cantique des Cantiques par les mystiques chrétiens: la fiancée (féminine) est notre personnalité, qui doit s'unir à son bien aimé Divin (masculin). Ainsi la femme représente notre personnalité humaine, (la chair dans le langage chrétien) tandis que l'homme est en rapport avec notre partie spirituelle, reliée à Dieu. C'est pourquoi aussi on retrouve dans la bible la métaphore que la femme doit obéir à l'homme, c'est à dire que notre personnalité, notre chair, doit obéir à notre esprit (même si cela à parfois été pris au pied de la lettre par certains que cela devait arranger...).

 

Petit exercice: Si Eve représente, dans le récit de la chute, la personnalité qui se détourne de la Volonté Divine, la Vierge Marie quand à elle peut représenter la personnalité qui dit « oui » à l'Amour, aux plans Divins. Elle est celle qui foule aux pieds le serpent, ce même serpent qui avait tenté Eve. On peut donc régulièrement se la représenter foulant le serpent, s'imprégner de son image, et la prier pour se placer dans l'état d'esprit où nous pourrons, à chaque instant, faire « ce que veux l'Amour » pour le bien de tous.

 

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:31

La plupart du temps, le langage biblique est un langage symbolique. Ainsi, les notions de colère ou de chatiments de Dieu sont des images, qui étaient peut être adaptées à l'esprit des hébreux aux temps où elles étaient utilisées mais qui aujourd'hui peuvent être mal interprétées : de ce langage imagé, on tire parfois l'idée que Dieu punit ceux qui ne font pas ce qu'il veut.

Nous sommes en présence de Dieu et nous suivons ses commandements lorsque nous vivons selon l'Amour et que nous sommes en accord avec notre nature profonde. Ainsi nous attirons les bénédictions divines; en d'autres termes, nous sommes réceptifs aux énergies divines car nous sommes en résonnance avec elles. Ces énergies divines nous transforment et rétablissent l'harmonie à l'intérieur de nous-mêmes et en conséquence nous créons aussi l'harmonie dans notre vie extérieure.

Par contre lorsque, ne vivant plus selon l'Amour, nous cherchons à combler un vide intérieur en essayant de prendre le pouvoir sur les autres, d'accumuler de plus en plus de possessions matérielles, ou d'attirer sans cesse l'admiration de ceux qui nous entourent, nous vivons dans une insatisfaction permanente, nous ne sommes plus en accord avec notre nature et nos désirs profonds, et comme notre état intérieur se répercute à l'extérieur, nous créons des difficultés dans nos vies.

La colère de Dieu, c'est en fait l'état de disharmonie qui résulte du fait que nous nous sommes nous-mêmes séparés de Lui. Et les conséquences négatives de cette séparation n'ont rien à voir avec l'action de Dieu : la disharmonie est justement là parce que nous ne laissons plus Dieu agir en nous et dans notre vie; le malheur est par définition là où il n'y a plus accord avec Dieu car Dieu est Bonheur.

Ainsi dans les textes bibliques, à chaque fois que Dieu punit quelqun ou un peuple parce qu'il n'obéit pas à ses commandements, cela veut dire que la personne ou le peuple se retrouve dans un état intérieur qui est exprimé métaphoriquement par la colère de Dieu et la manière dont elle s'exprime. On retrouve entre autres cette idée chez Saint Augustin quand il dit: « Cette colère de Dieu pourrait fort bien se dire encore des ténèbres de l’esprit qui envahissent tout infracteur de la loi de Dieu. »

Prenons un exemple:

Dans Esaïe (chap 5, v 1 à 6), Dieu a planté une vigne que l'on peut ici comparer à tout homme. Cet vigne, cet homme, a été placé dans les meilleures conditions pour produire de bons fruits, fruits qui sont de l'amour et de la bonté pour lui-même et les autres. Mais cet homme s'est détourné de Dieu et a produit de mauvais fruits, et voici ce qui lui arriva :

« Et maintenant, que je vous apprenne ce que je vais faire à ma vigne!

en ôter la haie pour qu'on vienne la brouter, en briser la clôture pour qu'on la piétine;

j'en ferai un maquis : elle ne sera ni taillée ni sarclée, ronces et épines y croîtront, j'interdirai aux nuages d'y faire tomber la pluie. ».

Ainsi, en l'homme qui n'est plus en présence de Dieu, s'installe le chaos, la disharmonie.

La haie et la cloture peuvent représenter la différenciation entre ce qui est vraiment en accord avec notre nature profonde et ce qui ne l'est pas. Elles sont enlevées chez celui qui n'est plus avec Dieu et il est envahi par ce qui lui est étranger et qui lui nuit (on broute cette vigne, on la piétine).

La vigne n'est plus taillée et sarclée, c'est à dire que l'homme n'est pas régulièrement réajusté, réharmonisé, et ses pulsions négatives intérieures l'envahissent et l'étouffent (les ronces et épines y croissent).

Enfin, il n'est plus réceptif aux grâces divines qui pourraient le nourrir et le faire croître (la pluie ne tombe plus sur la vigne).

Toutes ces conséquences sont dues au fait l'homme s'est mis dans un état d'esprit au sein duquel il ne permet plus à Dieu, à l'Amour, d'agir en lui.

 

Petit exercice:

Afin de cultiver ou de retrouver notre état d'harmonie, nous pouvons nous représenter l'image symbolique utilisée par Esaïe, celle de la vigne placée dans les conditions idéales pour donner de beaux raisins (Esaïe chap 5, v1 et 2). Cette vigne représente l'homme saint (ou la femme sainte), et tous ses éléments symboliques que l'on va imaginer vont ramener en nous l'harmonie, car le langage des images permet d'éveiller certaines forces en l'âme de la personne qui les méditent.

La tour, au centre de cette vigne, est comme un pont qui relie le ciel et la terre, ce qui traduit l'union de la personne avec Dieu et sa capacité à recevoir les grâces et inspirations divines. Elle devra être imaginée en pierres, (qui sont des éléments naturels, créés par Dieu) mais pas en briques (façonnées par des hommes). En effet, alors que la tour en pierres représente une réceptivité de la personne à l'action de Dieu en elle (les forces de l'Amour qui peuvent la transformer), la tour de brique quand à elle rappelle la tour de Babel qui représente une tentative de l'humain de parvenir à sa sanctification en usant uniquement de ses propres forces (celles de la raison, de l'intelligence, de la volonté...etc) sans se rendre réceptif à la Grâce divine.

Quand au pressoir, il représente le travail qui se fait en la personne qui est en présence de Dieu: ses aspects grossiers, ses défauts sont purifiés (le marc est jeté), et d'elle est extraite la pureté, la quintessence (le jus de raisin qui donnera le vin qui est sang du Christ).

On pourra donc visualiser l'image suivante 5 min par jours, pendant au minimum une dizaine de jours et en vivant pleinement tous les ressentis que cela éveille en nous:

Une vigne de très bonne qualité, bien taillée et entretenue, plantée sur un coteau de montagne, dans une terre fertile, bêchée et débarrassée de ses pierres; avec une tour au milieu, un pressoir, entourée d'une haie et d'une cloture, arrosée de façon idéale par la pluie. Puis on peut imaginer que cette vigne donne de magnifiques grappes de raisins vermeils.

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 14:33

Ce site a pour objectif de présenter la spiritualité chrétienne à tous ceux qui se sentent proches de Jésus par leur coeur, quelle que soit leur situation.

Vous trouverez ici des réflexions spirituelles, des méthodes de prières et de contemplation, tentants de tracer un chemin pour retrouver Dieu au centre de son être.

Que la Très Sainte Trinité, avec tous les Saints, les Anges et les Archanges, bénissent tous ceux qui parcoureront ces lignes.

 

 

Textes

 

Pratiques spirituelles, méthodes de prières

 

Prières

 

 

 

 

 

Je remets entre les mains de la Vierge Marie les bienfaits que pourrait apporter ce site, pour qu'elle s'en serve pour l'ensemble des chrétiens et des voies spirituelles chrétiennes, afin qu'ils et elles incarnent de plus en plus la vérité et l'amour véhiculés par le Christ.


 

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