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  • : Ananie
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  • : Ce blog a pour but de présenter une vision spirituelle de la tradition chrétienne
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:58

Très Haut, Tout-Puissant, bon Seigneur

à toi sont les louanges, la gloire et l'honneur

et toute bénédiction.

A toi seul ils conviennent, O Très-Haut,

et nul homme n'est digne de te nommer.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,

spécialement messire le frère Soleil,

il est la lumière du jour et par lui tu nous illumines.

Et il est beau et il rayonne avec grande splendeur:

de toi, Très-Haut, il est le signe.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur Lune et les Etoiles:

dans le ciel tu les a formées

claires et précieuses et belles.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Vent

et pour l'air, et les nuages,

pour le ciel serein et tous les temps,

par lesquels tu donnes soutien à tes créatures.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur Eau,

qui est très utile et humble

et précieuse et chaste.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Feu,

par qui tu éclaires la nuit:

et il est beau et joyeux

et robuste et fort.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur et mère la Terre

qui nous porte et nous nourrit,

et produit des fruits variés,

ainsi que des fleurs colorées et les herbes.

 

Louez sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi;

qui supportent épreuves et maladies:

heureux s'ils conservent la paix

car par toi, le Très-Haut, ils seront couronnés.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur la Mort corporelle,

à qui nul homme vivant ne peut échapper.

Malheur à ceux qui meurent en péché mortel;

heureux ceux qu'elle surprendra faisant ta volonté,

car la seconde mort ne pourra leur nuire.

 

Louez et bénissez mon Seigneur

et remerciez-le et servez-le avec grande humilité.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:57

Seigneur,

Voici cette journée devant moi,

Seigneur elle est pour toi.

C’est de toi que je la reçois.

A mon tour je te la donne, elle est pour toi.

 

Inspire moi par ton Esprit Saint,

Toutes mes pensées.

Inspire moi mes sentiments.

Inspire moi mes initiatives.

Inspire moi mes décisions.

Et surtout, inspire moi l’Amour pour toi

Et l’Amour pour mes proches.

 

Seigneur, si je viens à tomber,

Si je viens à marcher de travers,

Si je viens à m’égarer loin de toi,

Alors envoie moi tes anges

Pour me ramener.

Car je décide aujourd’hui

Que toute cette journée doit être

Pour toi et pour ta gloire.

 

Amen.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:56

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.


Là où est la haine, que je mette l'Amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la Foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'Espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la Lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la Joie.


Fais Seigneur, que je ne cherche pas tant
à être consolé qu'à consoler,
à être compris qu'à comprendre,
à être Aimé qu'à Aimer.
Car c'est en donnant que l'on reçoit,
c'est en s'oubliant que l'on se retrouve soi-même,
c'est en pardonnant que l'on obtient le pardon,
c'est en mourant que l'on ressuscite à la Vie.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:55

Seigneur et maître de ma vie,
Eloigne de moi
L’esprit d’oisiveté, de domination,
De découragement et de vaines paroles !
Faire une grande métanie*.


Mais fais-moi la grâce, à moi, ton serviteur,
De l’esprit de pureté, d’humilité,
De patience et de charité!
Faire une grande métanie*.

Oui, Seigneur mon Roi,
Accorde-moi de voir mes fautes
Et de ne pas juger mon frère,
Car tu es béni dans les siècles des siècles.
Amen.
Faire une grande métanie*.

Dieu, purifie-moi, pécheur ! (
Ou « Ô Dieu, purifie le pécheur que je suis ! »)
12 fois avec une petite métanie**.


Et on répète d’un seul trait, sans les métanies:
Seigneur et maître de ma vie…
…Car tu es béni dans les siècles des siècles.
Amen.
Faire une grande métanie*.

 

 

 

 

*Grande métanie :
prosternation jusqu'à terre (à genoux avec le front qui touche la terre), puis on se signe après s'être relevé.


**Petite métanie :
on s'incline en touchant terre de la main droite, puis on se signe.

 

 Cette prière est faite par les orthodoxes particulièrement en temps de carême.
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:54

Père Saint, par le nom de Jésus, vainqueur de toutes les forces du mal, par l'intercession de Marie, la Vierge Immaculée, victorieuse du malin, par mon baptême qui a fait de moi ton enfant bien-aimée, viens en ce moment me guérir et me délivrer de tout mal, de toute entrave à l'amour dont tu veux me combler. Actualise en moi l'action de ton Esprit-Saint : guéris-moi dans mon intelligence de tout préjugé, esprit raisonneur, confusion mentale, doute et de toutes ténèbres.

Guéris-moi dans ma mémoire de tout souvenir douloureux, scandale, traumatisme psychologique, du sein de ma mère jusqu'à ce jour, à travers les difficultés inhérentes à chaque étape de ma vie.

Guéris-moi dans mon imagination de tout idéalisme rêveur, de la fuite du réel, de toute fantaisie maladive ou déviée, illusion, hallucination, délire.

Guéris-moi dans mon coeur de toute fermeture et dureté, blessure, égoïsme, repliement sur moi-même, apitoiement sur moi-même, du refus de pardonner, du ressentiment, des soupçons malveillants.

Guéris-moi dans ma volonté de toute domination étrangère : envoûtement, hypnose, tentation, obsession, oppression, possession, du volontarisme orgueilleux, de mon attitude intolérante et sectaire, déviation, faiblesse, indécision.

Guéris-moi dans ma sensibilité, mon affectivité, mon psychisme de la jalousie, tristesse, de toute déviation affective, sensuelle, sexuelle, de tout sentiment de rejet, de honte, de culpabilité, du complexe de supériorité ou d'infériorité, de la timidité, de toute anxiété, inquiétude, peur, du dégoût de la vie, des idées suicidaires, de tout asservissement à l'alcool, à la drogue, au tabac, de toute attache matérielle, terrestre.

Guéris-moi de toute déviation venant de l'hérédité, de l'éducation première, des pressions exercées sur moi dans mon milieu familial, scolaire, communautaire, social, ecclésial, de tout événement passé qui aurait brimé ma liberté intérieure.

Guéris-moi de tout ce qu'il y a de négatif et de nuisible dans le fond de mon être, dans mon inconscient et mon subconscient.

Seigneur Jésus, exerce ta seigneurie sur toutes les parties de mon être, sois le Sauveur et le Seigneur de tout mon être.

Père de miséricorde, donne-moi de porter les fruits d'une conversion véritable et de trouver ma liberté à faire ta volonté.

Sainte Marie, mère de Dieu et ma mère, sois la cause de ma joie en m'obtenant une pleine liberté intérieure.

Merci, Seigneur, de le faire maintenant pour moi à cause de ton amour et de ta grande miséricorde !

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:53

Souvent, mon Dieu, je suis angoissé(e) face à ma réalité personnelle, à toutes ces voix qui parlent en moi, à tout ce que je ne comprends pas de la vie.

Souvent, Jésus, je suis énervé(e), même agressif(ve) de ne pas contrôler tout ce qu'il y a autour de moi et en moi.

Alors aujourd'hui, Seigneur, je te demande la patience et l'humilité nécessaires pour tenir le coup.

Donne-moi l'humilité voulue et l'abandon réel pour continuer mon apprentissage à l'amour vrai.

S'il te plaît, mon Dieu, enseigne-moi à prendre soin de mon « aujourd'hui ».

Aide-moi, Jésus, à ne pas désespérer afin de parcourir mon chemin, celui que tu m'as tracé et que je dois suivre.

Aide-moi à reconnaître les forces et les instruments que tu mets sur mon chemin pour grandir dans mon mystère.

Merci, Jésus, de renouveler mon regard sur ce que je vis !

Merci, Seigneur, de me donner l'humilité et la foi nécessaires pour « lâcher prise » et découvrir ainsi, dans la sérénité, les trésors présents dans mes pauvretés et celles des autres.

Merci, Seigneur Jésus, de faire de moi un chef-d'oeuvre à partir de mon rien !

Merci, Seigneur, d'exaucer ma prière!

Amen ! Amen ! Amen !
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:50

(Tiré de l'introduction à la vie dévote de Saint François de Sales avec une ou deux précisions en plus).



Mise en présence de Dieu.


Elle peut se faire de 4 manières :


  1. Prendre conscience que Dieu est partout, qu'il n'est pas un lieu, pas une chose où il ne soit véritablement. Ainsi, où que nous soyons, nous sommes en présence de Dieu. On peut matérialiser cela en disant : « Ô mon coeur, mon coeur, Dieu est vraiment là ! ».


  1. Penser que Dieu est tout spécialement présent dans notre coeur, comme il l'est au fond de notre esprit. Considérant cette vérité, nous suscitons en notre coeur une profonde révérence à l'égard de Dieu, puisqu'il lui est si intimement présent.


  1. Penser que le Christ nous regarde du haut du Ciel.


  1. Imaginer Jésus à côté de nous.


On se servira de l'un de ces 4 moyens (pas ensemble mais un à la fois). On fera cela brièvement et simplement.


Invocation.


Conscient de nos limites humaines mais sans culpabilité (avec beaucoup de patience et de bienveillance envers nous-mêmes), nous demandons à Dieu de nous guider pendant notre pratique afin que celle-ci corresponde à sa divine volonté et le serve ; c'est à dire qu'elle accomplisse notre plus grand bien et nous rende plus bénéfique pour les autres. Cela nous mettra dans de meilleures dispositions, afin que nous nous laissions moins égarer par notre égo durant notre méditation.

On peut aussi invoquer notre ange gardien et les saints personnages qui étaient présents au mystère que nous allons méditer afin qu'ils nous communiquent les sentiments intérieurs qu'ils reçurent eux-mêmes dans ce mystère (si par exemple on médite sur la mort de Jésus, on priera la Vierge Marie, Saint Jean, Sainte Marie Madeleine...).


La mise en présence de Dieu et l'invocation peuvent être des préliminaires à toute pratique spirituelle.

Méditation elle-même.


Ici on peut lire le texte biblique que l'on veut méditer d'un coup avant de passer à la pratique ou effectuer la pratique au fur et à mesure que l'on lit le texte en marquant une pause contemplative après la lecture de chaque verset.


Visualiser la scène biblique comme si elle se passait sous nos yeux et se placer soi-même sur le lieu de cette scène (par exemple pour la Crucifixion, on se place face à la Croix, sur la colline du Golgotha). On peut aussi imaginer que l'évènement biblique se déroule à l'endroit où l'on fait notre pratique (dans ce cas la Crucifixion se passera là où nous nous trouvons). On vit alors le déroulement des évènements comme un observateur, ou encore, dans la peau d'un des saints personnages du Mystère. Ainsi on peut vivre la scène en s'imaginant que l'on est Saint Jean, la Vierge ou Jésus lui-même.


Il est important ici de vivre le Mystère en se plaçant dans une attitude de réceptivité : on ne cherchera pas à produire de soi-même un sentiment d'amour, d'humilité ou autre, car alors on arriverait seulement à se mettre en tension ou à produire des vertus très limitées. On se contentera d'imaginer la scène biblique, d'y être le plus présent possible et de se rendre disponible pour recevoir les vertus qui nous seront données (et non créées par nous). On ne cherchera pas non plus à comprendre intellectuellement le Mystère biblique qui est au delà de l'intellect. Si des prises de conscience intellectuelles doivent se faire, elles se feront d'elles-mêmes, sans effort.

Lorsque l'on aura l'impression qu'il ne se passe rien, on acceptera humblement et patiemment ce fait, sans chercher à forcer les choses. Mais si au fil des méditations on continue à ne rien ressentir, on pourra observer notre état intérieur pour voir si nous devons réajuster notre attitude.

Ainsi, avec la persévérance et le temps, cette pratique produira ses fruits, et au fur et à mesure, les vertus de Jésus, de la Vierge Marie et des Saints qui participent au Mytère sur lequel nous méditons s'installeront de plus en plus en nous.


Les mouvements du coeur et les résolutions.


Pour que notre pratique ait un prolongement dans notre vie quotidienne, on tirera des résolutions des mouvements de notre coeur. Ainsi, si en méditant la Crucifixion, on se sent poussé à imiter Jésus en pardonnant à nos ennemis, à la fin de notre méditation, on prendra les résolutions concrètes qui en découlent : « J'essaierai de ne plus m'agacer des critiques de telle personne mais de me placer dans l'humilité et l'amour face à elle pour l'adoucir » (par exemple).



Conclusion et bouquet spirituel.


A accomplir le plus humblement possible.


  • Remercier Dieu des bonnes inspirations qu'il nous a données, des grâces dont il nous a comblé et des résolutions qu'il nous a fait prendre. Sentir de la gratitude pour sa bonté et sa miséricorde que nous avons peut-être découvertes ou ressenties dans la méditation du Mystère.


  • Offrir à Dieu les grâces reçues ainsi que nos bons sentiments et résolutions, en union avec les mérites du Christ. Le fait d'unir notre travail au pur don accomplit par le Christ dans sa vie et sa mort le rendra meilleur et nous permettra de moins nous en attribuer les mérites (ce qui pourrait nourrir en nous l'orgueil). Ainsi on peut dire par exemple : « Seigneur, je t'offre tous les bienfaits de cette pratique en union avec ceux de ton Fils. »


  • Demander à Dieu de nous communiquer les grâces et mérites de son Fils, de bénir nos saints désirs et résolutions afin que nous puissions les mettre en oeuvre.


  • Puis nous pouvons confier à la Vierge Marie, aux Saints et aux Anges nos parents, amis, guides spirituels... On récite un Notre Père et un Je Vous Salue Marie.


  • On peut terminer en choisissant deux ou trois pensées ou sentiments issus de la méditation du Mystère, en faire une sorte de bouquet spirituel (selon les termes de Saint François de Sales) dont on pourra respirer le parfum au long de la journée.



 Il peut être interressant de commencer par méditer sur les Mystères du Rosaire (en particulier les 5 Joyeux, les 5 Douloureux et les 5 Glorieux) qui résument tout le cheminement du chrétien (on les trouvera sur ce site, sur la page d'accueil, en cliquant sur le lien : "Pour prier le Rosaire").
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:49

(Sans les Mystères du Rosaire).


Faire le signe de Croix avec la croix du chapelet en disant : « Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen. »

Puis embrasser cette croix.

 

Tout en gardant les doigts sur la croix, réciter le Je crois en Dieu.

 

Sur la petite boule suivante réciter le Notre Père.

 

Puis sur chacune des 3 boules suivantes réciter un Je vous salue Marie.

 

Sur la boule d'après un Gloire au Père.

 

Ici on peut formuler une demande, pour que Dieu bénisse tous les êtres et on ajoutera éventuellement une demande personnelle, ou pour quelqu'un qui en a particulièrement besoin, tout en demandant que tout se réalise selon la volonté divine et non la notre. Une fois cette demande formulée, on n'y pense plus, on se contente de garder notre attention fixée sur la prière.

 

Tout en gardant entre nos doigt cette boule où l'on a récité le Gloire au Père, on récite un Notre Père, puis 10 Je vous Salue Marie sur les 10 boules suivantes.

 

Sur la boule d'après on récite un Gloire au Père, sur cette même boule un Notre Père et 10 Je vous salue Marie sur les 10 boules suivantes. Sur la suivante un Gloire au Père et on continue ainsi jusqu'à finir le tour du chapelet.

 

Après avoir récité le dernier Gloire au Père sur la boule sur laquelle on avait récité le premier et fait la demande, on refait un signe de Croix avec la croix du chapelet comme au début et on termine en embrassant la croix.

 

 

Dans toute cette pratique, l'important est de rester attentif aux paroles des prières, à leur signification ; pour cela, on peut lire des interprétations du Je Crois en Dieu, du Notre Père et du Je vous Salue Marie afin de comprendre, intellectuellement dans un premier temps, leur sens (Voir l'interprétation du Notre Père en lien en page d'accueil).

On prend ces prières vocales et leur signification comme objet de méditation, comme on le fait dans la méditation sur une image divine. Dès que notre esprit s'éloigne de cette attention, on constate où il était parti, et sans lutter contre cela, on revient à la prière. Toutes les distractions sont traitées comme dans la méditation sur une image divine : si notre mental produit toutes sortes de pensées et émotions, on laisse faire cette sorte de vidange libératrice en restant présent à notre prière.

Cette attention à la signification des mots que nous prononçons est notre effort personnel, mental... Et grâce à cet effort, notre mental va peu à peu se stabiliser et nous recevrons de plus en plus consciemment les grâces divines que renferment les prières du chapelet et qui sont au delà des mots.

Ces grâces ne peuvent être produite par notre effort personnel car elles viennent de Dieu ; ils ne faut donc pas se soucier du fait que nous les ressentions ou non dans notre prière et surtout ne pas chercher à les produire par nous-mêmes. L'important et de persévérer en nous appliquant de plus en plus dans nos prières ; et même si nous ne les sentons pas, ces grâces sont là et oeuvrent en nous pour nous ajuster peu à peu à la vérité divine.

A mesure que nous serons purifiés par cette pratique, la signification des mots de la prière prendra une place secondaire, et notre esprit sera alors dans la présence de la Vierge Marie, comme bercé tendrement dans ses bras. Cette présence se fera de plus en plus sentir en nous et Marie nous façonnera peu à peu pour nous imprégner de ses vertus et nous rendre semblables à elle.

 

Note : Si les images sont importantes pour nous, on peut, pendant toute la récitation du chapelet, visualiser devant soi la Vierge Marie, tenant l'enfant Jésus dans ses bras.

 On pourra trouver les prières du chapelet dans l'article Les Prières de base.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:48

On s'assoit dans la position de l'exercice d'attention au corps (voir texte correspondant) et on peut commencer par méditer une minute sur les sensations de notre corps, en prenant le temps de respirer et de sentir nos points d'appui.

Puis, pour une meilleure circulation des énergies dans le corps, on peut coller le bout de notre langue au palais. Nos yeux sont fermés, les mains se positionnent en prière ou se posent sur les cuisses, paumes vers le ciel (ce qui exprime notre attitude intérieure de réceptivité).


On choisit alors une image divine. Les plus appropriées pour cet exercice sont, à mon avis, celles du Sacré Coeur de Jésus, de Jésus Miséricordieux, ou de la Vierge de la médaille miraculeuse. En effet, le Christ et la Vierge sont d'excellentes représentations de la totalité de la perfection divine ; mais on peut également choisir l'image d'un Saint, d'un Archange ou autre qui incarne des qualités que nous avons plus particulièrement besoin de développer.

 

Pour mieux nous relier au Saint personnage sur lequel nous allons méditer, nous pouvons commencer par réciter ses litanies.

On se représente ensuite son image devant nous, en hauteur (pour signifier que cette image renvoit à une réalité céleste, transcendante), puis on imagine que Jésus ou la Vierge Marie nous bénit, et en même temps que nous, qu'il ou elle bénit tous les êtres dans ce monde et les autres (ce qui inclus les êtres de tout l'univers et aussi des mondes que l'on ne voit pas : avec les morts ou autre...). Ce n'est pas une obligation de se représenter tous ces êtres, on peut simplement penser que cette bénédiction divine les touche tous. Cette bénédiction prend la forme de rayons lumineux qui nous imprègnent et se répandent partout dans le monde.

Pour l'image du Sacré Coeur se sont des rayons dorés qui partent du coeur du Christ. Pour celle de la Vierge, ces rayons dorés partent de ses mains et pour celle de Jésus Miséricordieux, se sont des rayons rouges et blancs qui partent de son coeur.

On peut ensuite rester ainsi au moins 5 ou 10 minutes en laissant ces rayons nous bénir, nous traverser, nous envelopper et toucher tous les êtres.

Dans cette pratique comme dans la plupart des pratiques spirituelles deux points sont particulièrement importants :


  • Rester ouvert, réceptif à l'action de Dieu en nous, à la bénédiction divine qui nous façonne peu à peu.


  • Etre conscient de tout ce qui se passe en nous : que se soit une pensée, une émotion, une douleur, de grands sentiments mystiques, du bien être ou autre, on se contente d'observer cela et de laisser agir la bénédiction divine, sans chercher à faire durer ce qui se passe, ni à le rejeter, ni à le modifier ou à en faire quoi que se soit. On se contente d'être attentif et d'accueillir tout ce qui se passe en nous en laissant Dieu s'en occuper.


Lorsque l'on décèle en nous de l'orgueil, de la jalousie, de la colère ou tout autre sentiment négatif, on n'y acquiesce pas, mais on ne cherche pas non plus à l'enlever, on accepte que cela soit présent en nous, on s'ouvre en restant attentif à ce qui se passe et on laisse faire la bénédiction de Dieu. Si de tels sentiments apparaissent en nous durant cet exercice, c'est une très bonne chose : cela permet à Dieu de les toucher et de les purifier. Ces sentiments ont toujours été présents en nous, la pratique spirituelle ne fait que les révéler pour qu'ils soient peu à peu transformés ; et il faut accepter que cela prenne parfois beaucoup de temps.


Si nous commençons à voir que l'image s'anime, nous donne des conseils... on constate ce fait sans s'y attacher et on revient à l'image du départ. L'image n'est pas là pour servir de support à notre imagination, ou pour nous permettre d'avoir des messages du Christ car ceux-ci risqueraint fort d'être plutôt ceux de notre propre psychisme... Si nous recevons un message qui vient effectivement de Dieu, nous ne perdrons rien à ne pas nous y attacher, au contraire, car le fait de ne pas nous attacher à sa forme nous permettra d'en intégrer l'essence profonde.

En fait, l'image divine est là pour éveiller en nous ce qu'elle représente, pour nous rendre semblabe à ce qu'elle évoque. Le but de cet exercice est de faire en sorte que le Christ, la Vierge ou le Saint que nous visualisons nous soit de plus en plus présent et qu'ainsi ses qualités s'installent peu à peu en nous.


Après cette phase de visualisation de l'image divine, on peut s'imaginer nous-mêmes et tous les êtres semblables au Christ ou à la Vierge Marie (selon l'image que l'on a choisi) car tout en étant des êtres que l'on prie, ils sont aussi des représentations de notre nature divine, de ce vers quoi nous devons tendre dans notre cheminement spirituel.

Puis on imagine que l'image se fond en lumière et s'imprègne en nous (ceci afin de ne pas s'attacher excessivement à l'image qui n'est qu'un symbole qui nous aide à nous relier à la présence divine).

On termine en ressentant quelques instants notre corps, ses points d'appui au sol.

On peut également visualiser des racines qui partent de nos pieds et nous ancrent au sol, on remercie Jésus, la Vierge, le Saint... on s'étire et on ouvre les yeux.



Des phrases sont associées aux images de Jésus Miséricordieux et de la Vierge de la médaille miraculeuse :


Jésus miséricordieux : Jésus, j'ai confiance en toi.


Vierge de la médaille miraculeuse : Ô Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à vous.


Si cela nous aide, nous pouvons les répéter mentalement ou à voix basse pendant la visualisation et/ou dans notre quotidien (en voiture, dans une file d'attente ou dès que nous avons un moment) pour prolonger cet exercice et imprégner de plus en plus notre conscience des qualités du saint personnage que l'on prie ainsi.


Si c'est une autre image sur laquelle on médite, on peut construire une phrase sur le modèle qui est utilisé dans les litanies :


N... (Nom du Saint), priez pour nous.


Ainsi avec le Sacré Coeur de Jésus : Sacré Coeur de Jésus, priez pour nous.



Saints sur lesquels méditer pour certaines circonstances particulières :


Saint Joseph : Pour développer la capacité de gérer les affaires du quotidien de manière juste, gagner sa vie honnètement, revenir aux choses concrètes quand on a tendance à « planer » un peu, s'ouvrir à la prospérité.


Saint Michel : Pour acquérir une certaine maitrise des forces sombres qui sont en nous, être protégé de celles qui pourraient être autour de nous, s'affirmer tout en évitant le piège de l'orgueil, savoir dire non à ce qui ne correspond pas à notre nature profonde et qui pourrait nous nuire.


Saint Gabriel : Pour se mettre à l'écoute de la volonté divine et l'accomplir.


Saint Raphael : Pour faire appel aux forces divines de guérison de l'âme et du corps.

 

 

On trouvera toute les images utilisées pour cet exercice dans l'album photo de ce site intitulé "Images à méditer" (dans la colonne de gauche).

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 11:47

Le préalable à toute pratique spirituelle, c'est d'être présent à son corps.

En effet, marcher vers la Sainteté, ce n'est pas s'éloigner du corps pour aller vers l'Esprit Saint, mais c'est faire descendre l'Esprit Saint dans notre corps afin qu'il puisse s'incarner dans le monde. Mais pour cela, il faut sentir son corps, être présent à son corps. Comment Dieu pourrait-il venir habiter notre corps si notre conscience, dans la pratique spirituelle est déconnectée du corps ? Notre corps est le siège de notre nature humaine et nous ne devons pas la laisser de côté pour aller vers Dieu : nous devons laisser Dieu façonner notre nature humaine afin que, à l'image du Christ nous soyons pleinement humain tout en ne faisant qu'un avec Dieu.

Si nous croyons aller vers Dieu en refoulant la conscience de notre corps et de notre nature humaine, tout ce que nous arriverons à faire c'est de nous perdre dans des illusions : nous nous convaincrons nous-mêmes d'avoir réalisé tel ou tel état spirituel qui ne sera en fait qu'une simple compréhension intellectuelle et qui s'effondrera face aux premières difficultés que nous rencontrerons.

Celui qui marche vers la Sainteté s'ouvre peu à peu à la Grâce de Dieu tout en étant de plus en plus conscient de son corps et de sa nature humaine qui peuvent ainsi être sanctifiés. Il n'y a qu'ainsi que nous pouvons espérer cheminer spirituellement avec humilité.

 

Pour pratiquer l'attention au corps, nous pouvons nous asseoir confortablement sur une chaise, les pieds (nus si possible) bien à plat sur le sol, le dos droit, les yeux fermés. Nos mains peuvent être posées sur nos cuisses, paumes vers le bas (cette position des mains matérialise notre attitude d'esprit qui est tournée vers le corps). Nous pouvons prendre quelques instants pour nous détendre, sentir nos différents points d'appui au sol et sur la chaise, puis imaginer des racines, un peu comme celles d'un arbre, qui partent de nos pieds et s'enfoncent profondément dans le sol. Ceci nous aidera à trouver de la stabilité (corporelle et aussi intérieure) et à nous enraciner dans la vie de tous les jours.

Puis on va méditer sur le corps, c'est à dire essayer de garder autant que possible notre attention dans notre corps, dans la sensation physique de notre corps. Dès que l'on se rend compte que notre attention s'est échappée, on constate ce fait (qui est tout à fait naturel) et on revient simplement au corps. La distraction n'est pas un problème, le problème c'est le rejet ou l'attachement à la distraction. Avec la pratique, les pensées qui continueront à nous traverser l'esprit seront de moins en moins perturbatrices, c'est à dire qu'elles ne nous feront plus dévier de notre attention au corps.

Pour commencer, nous pouvons sentir chacune des parties du corps : les pieds et les chevilles, les jambes, le bassin, le ventre, le thorax, le dos, les épaules, les bras, les mains, le cou, le visage, la tête. A chaque fois, on se contente de sentir le corps, d'accepter de vivre les sensations telles qu'elles se présentent sans les rejeter, sans chercher à les modifier, à les analyser ou à en faire quoi que se soit. Ensuite on pourra sentir notre corps dans sa globalité, et rester quelques minutes (5 ou 10 minutes par exemple) à l'écoute de notre corps.

Note : Quand on aura pris l'habitude de cet exercice et que l'on arrivera facilement à sentir chacune des parties de notre corps une à une, on pourra sauter cette phase et passer directement au vécu du corps dans sa globalité (après l'enracinement).

A chaque fois que nous serons distraits, nous reviendrons simplement à la conscience des différentes sensations corporelles (le fait de développer cette capacité de ramener notre attention à l'objet de méditation -ici notre propre corps- sans nous laisser perturber par les distractions, nous sera très utile pour tous nos autres exercices spirituels).

Puis, pour cloturer l'exercice, on pourra à nouveau imaginer des racines qui partent de nos pieds et qui sont profondément ancrées dans le sol.

Si des sentiments ou émotions se présentent à nous dans cette méditation, on les traitera comme les sensations corporelles : on les sentira, sans en faire quoi que se soit (ni chercher à les rejeter ou à les modifier, ni s'y attacher...). Les sensations de douleurs ou de bien être seront traitées de la même manière.

On se contente d'accueillir les sensations telles qu'elles sont, dans un acceuil bienveillant de notre corps.

 

Cet exercice sera à pratiquer tous les jours (pendant 6 mois - 1 an) afin qu'avec l'habitude la conscience de notre corps nous soit tout à fait naturelle et automatique.

On pourra prolonger cet exercice en essayant, tout au long de la journée, de sentir notre corps, nos points d'appui, nos sensations corporelles, le plus souvent possible. Cette attention nous permettra d'investir plus profondément notre corporalité et de remarquer les tensions physiques dès qu'elles se mettront en place afin de les relacher et de ne pas s'installer dans la crispation. Avec le temps, cela nous rendra de plus en plus conscients de nous-mêmes et de notre état intérieur car les pensées et émotions qui nous habitent ont une répercution dans nos sensations corporelles. En effet, notre psychisme n'est pas circonscrit dans notre tête, mais il s'exprime dans tout notre corps. Ainsi, dans nos autres pratiques spirituelles, les sensations de notre corps deviendront de précieuses indicatrices de notre état psychique car si notre corps est en tension, cela veut dire qu'intérieurement nous sommes aussi crispés sur une pensée ou une émotion.

 

Si on veut approfondir cet exercice ou le remplacer par un autre, on pourra choisir de pratiquer régulièrement une technique qui dévelloppe la conscience du corps comme le Hatha Yoga (Yoga postural), le Taï Chi Chuan, le Chi Kong ou la relaxation dynamique de premier degré en sophrologie par exemple.

 

Cette prise de conscience du corps n'est pas une étape à dépasser ensuite : elle devra s'inscrire en nous et nous accompagner dans toutes nos pratiques spirituelles afin que celles-ci s'enracinent dans la réalité, dans le concret.

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Published by Ananie - dans Pratiques
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