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  • : Ce blog a pour but de présenter une vision spirituelle de la tradition chrétienne
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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 22:03

 

Il existe plusieurs degré dans l'orgueil, qui vont des plus grossiers aux plus subtils.

 

L'orgueil le plus grossier consiste à nous mettre en valeur aux yeux des autres : en nous vantant, ou encore en faisant tout pour attirer l'attention sur nous et briller aux yeux d'autrui. En faisant ainsi, nous trompons notre auditoire, et bien souvent nous-mêmes sur la vérité de ce que nous sommes.

On se libère de cet orgueil le plus grossier en commençant à comprendre que la recherche constante de reconnaissance de la part des autres ne nous amène pas le bonheur, mais qu'elle est plutôt un esclavage : nous sommes asservis à un manque incessant, que la reconnaissance des autres ne satisfait que temporairement et superficiellement.

Suite à cette compréhension qui amène avec elle la certitude que le véritable bonheur et la résolution de ce manque ne peuvent se trouver qu'en nous-mêmes, notre attention se tourne davantage à l'intérieur. Nous pouvons alors percevoir les blessures intérieures qui nous donnaient une piètre estime de nous mêmes et que nous cherchions sans cesse à compenser par un regard approbateur de la part d'autrui.

 

Apparaît ensuite un autre orgueil, où nous cherchons moins la valorisation par autrui, mais où nous nous la donnons sans cesse à nous-mêmes et souvent de manière trompeuse.

A ce stade, si nous avons compris que nous nous illusionnons en cherchant la reconnaissance et l'approbation à l'extérieur, nous ne sommes pas encore tout à fait libérés de l'idée que nous avons besoin de cette reconnaissance. En fin de compte nous confondons l'amour et la reconnaissance : nous croyons qu'en réussissant à nous approuver nous-mêmes dans tout ce que nous sommes, nous arriverons à nous aimer entièrement. Et comme nous n'arrivons pas à nous approuver avec nos défauts, nous les nions pour ne voir en nous que les qualités et parfois même en inventer certaines que nous n'avons pas encore développées. Mais l'amour et la reconnaissance sont deux choses complètement différentes.


L'amourvéritable vient de Dieu et il transcende les notions de dualité ; « il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Mt 5, 45). Ce que nous nommons 'bien et mal', 'bon et mauvais', 'vrai et faux'...etc, l'amour de Dieu les embrasse de la même manière.


La reconnaissanceet l'approbation, quand à elles, viennent de notre psychisme humain qui différencie ce qui est bon pour nous et pour autrui de ce qui ne l'est pas. Cette partie de notre être fonctionne de manière logique, elle nomme et discrimine, mais elle est incapable de produire l'amour de Dieu qui est inconditionnel.


Suite à cette prise de conscience, nous sommes parfois tentés de vouloir changer cette conscience psychique et de rejeter la vision discriminante et rationnelle. Nous essayons alors d'élaborer un système de logique qui nous permettrait de développer dans notre psychisme une manière d'évaluer les choses qui serait au delà de la dualité et qui nous permettrait d'aimer de manière inconditionnelle.

Mais l'amour de Dieu défie toute logique, et dire qu'il est au delà du mental ne signifie pas qu'il faut rejeter le mental pour vivre cet amour. Si notre conscience psychique discriminante peut être affinée, elle n'est pourtant pas à rejeter ; elle a son rôle à jouer et est même nécessaire dans une démarche spirituelle.

Si nous n'arrivons pas à nous aimer et à aimer autrui de manière inconditionnelle cela ne vient pas d'un dysfonctionnement de notre psychisme (que les premiers chrétiens appelaient l'âme) : en fin de compte aimer de manière inconditionnelle, ce n'est pas le rôle de notre psychisme. Cet amour inconditionnel, divin par nature, ne peut venir que de Dieu et se déverser en nous et dans le monde par l'intermédiaire de cette partie de notre être qui est une ouverture sur Dieu et que les premiers chrétiens appelaient l'esprit.


En fait l'amour de Dieu peut exister en même temps que la vision discriminante du mental, de la même manière que nous pouvons être, comme le Christ nous l'a montré, pleinement unis à Dieu et pleinement homme en même temps. Si nous arrivons vraiment à aimer sans effort et de toute notre être quelque chose ou quelqu'un que nous jugeons comme 'mauvais', alors il y a de fortes chances que ce que nous expérimentons est l'amour de Dieu ; car aimer ce qui est jugé comme 'mauvais' seul Dieu le peut, lui qui envoi son amour vers toutes choses pour les éclairer, les guérir et les transformer.


Cet orgueil-ci se traite donc en approfondissant encore notre connaissance de nous-mêmes, en plongeant plus loin le regard de notre conscience en notre âme. Nos défauts commencent à apparaître, et nous prenons conscience que nous avons du mal à éprouver une véritable compassion envers nous-mêmes. Cette phase acceptée, nous pouvons ensuite, non pas chercher à nous aimer par nous-mêmes, mais nous tourner vers Dieu, et recevoir son amour qui n'a besoin d'aucune raison logique pour nous embrasser et nous pardonner avec tout ce que nous sommes, nous amenant à une paix jusqu'alors inconnue.

 

Puis, à force d'approfondir notre connaissance de nous-mêmes et de nous en remettre à l'amour de Dieu, commencent à apparaître en nous, au bout d'un temps certains, quelques vertus. Les autres commencent à nous voir humble (mais pas forcément nous-mêmes car nous connaissons de plus en plus nos failles et défauts, dans leurs aspects les plus subtils), notre foi s'approfondit, ainsi que notre compréhension des lois spirituelles, étant plus compatissants envers nous-mêmes, nous le devenons également vis à vis des autres.

Et c'est là, quand nous commençons à nous connaître et à véritablement incarner des vertus qu'apparait ce que l'on pourrait appeler l'orgueil spirituel.

Et celui-ci ne nous abandonnera pas jusqu'à ce que nous parvenions à « mourir » à nous-mêmes pour nous unir à Dieu et devenir un Saint. Tout au long du chemin il est là, mais il se fait de plus en plus subtil, il se cache, il se tapis, prêt à bondir sur nous pour nous faire chuter au moment opportun. C'est de toutes les formes que prend cet orgueil pour se dissimuler à nos yeux que parlent ces versets (qui parlent d'ennemis intérieurs) :

« Ils s'enferment dans leur suffisance ; l'arrogance à la bouche, ils parlent.

Ils sont sur mes pas : maintenant ils me cernent, l'œil sur moi, pour me jeter à terre,

comme des lions prêts au carnage, de jeunes fauves tapis en embuscade. » (Ps 16, v 10 à 12).

Nous devons donc renforcer notre humilité et notre connaissance de nous-mêmes, affiner sans cesse notre regard pour ne pas perdre de vue cet ennemi intérieur. Nous devons renforcer aussi notre compassion pour pouvoir accepter de voir en nous ce travers, tout en restant en paix. Et là est l'humilité de celui qui chemine véritablement vers la sainteté : il n'est pas exempt d'un orgueil subtil, mais il est conscient de cet orgueil, ce qui lui permet de ne pas être emporté par celui-ci (et ce qui donne aux personnes extérieures l'impression de quelqu'un de humble).

Mais si cette attitude nous permet de ne pas succomber à la tentation de nous abandonner à cet orgueil, elle ne permet pas de nous en libérer complètement. Ici, pour affaiblir peu à peu cet orgueil, il s'agit de considérer que les vertus que nous portons en nous ne viennent pas de nous mêmes mais qu'elles viennent de Dieu, qu'elles sont a Dieu et que lorsqu'elles s'expriment c'est en fait l'esprit de Dieu, l'Esprit Saint qui s'exprime à travers nous.

C'est là qu'intervient la prière du magnificat, car elle porte en elle toutes les clés et la force divine nécessaire pour se défaire peu à peu de cet orgueil spirituel.

 

Cette prière est récitée par la Vierge Marie qui peut représenter le modèle idéal du chrétien qui chemine vers l'union avec Dieu. Elle est exprimée lors de la Visitation, deuxième des mystères joyeux du Rosaire, qui fait suite à celui de l'Annonciation où Marie dit « oui » au projet de Dieu pour elle, visant à la féconder par le Saint Esprit afin que prenne place en elle Jésus, Dieu incarné.

Au niveau symbolique, on peut assimiler la Vierge à notre conscience qui, après avoir accepté de se laisser investir par le Saint Esprit porte en elle la présence divine pleinement révélée et représentée par le Christ.

On retrouve donc ici cette étape du cheminement spirituel où l'on incarne, par l'effet des prières et pratiques spirituelles qui nous ont rendu réceptif à la Grâce divine, certaines des vertus que cette dernière véhicule et donne à tout homme (ou femme) qui veut bien la recevoir et consacre du temps à se laisser façonner par Dieu.

Lors de la Visitation, habité par cette présence et ces vertus, Marie se rend auprès d'Élisabeth qui l'accueille en lui disant :

« Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles et béni. (…) Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ». (Luc 1, 42-45).

En effet, Élisabeth, remplie d'Esprit Saint, reconnaît les vertus et la présence divine qui habitent la Vierge Marie. (Notons au passage que c'est parce qu'elle est remplie de la présence de l'Esprit de Dieu qu'elle peut reconnaître ces vertus).

La réponse de la Vierge Marie rapportée par l'évangile de Luc nous donne alors un magnifique enseignement sur l'attitude à adopter pour ne pas rapporter nos mérites spirituels à notre moi -sombrant alors dans un orgueil spirituel- mais pour voir leur cause en Dieu.

Cette réponse c'est le Magnificat :

 

Mon âme exalte le Seigneur,

L'âme, nous l'avons dit correspond pour les premiers chrétiens au psychisme.

Marie nous présente donc ici la première étape à réaliser pour se libérer de l'orgueil : placer Dieu, dans notre psychisme, au dessus de toutes choses. Cette étape représente une phase de réflexion très profonde qui est nécessaire pour se défaire des croyances et idées reçues qui nous font croire que le Bonheur peut se trouver dans les objets extérieurs. Cette réflexion intense doit nous mener à ne plus avoir aucun doute intellectuel quand au fait qu'un Bonheur durable ne peut se trouver qu'en notre centre intérieur, en Dieu. Sans cette étape de réflexion qui purifie notre psychisme, aucun cheminement spirituel sérieux n'est possible.

 

Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Une fois que notre psychisme a exalté Dieu, que nous le considérons comme plus important pour notre Bonheur que le reste, nous pouvons commencer à accéder à la Joie transcendante de la partie de notre être qui est en communion avec Dieu (et que les premiers chrétiens appelaient l'esprit). Cette Joie surpasse toute autre joie et c'est pourquoi le texte emploie le verbe exulter.

Cette partie de notre être -l'esprit- est toujours présente, mais nous ne pouvons pas en être conscient tant que nous n'avons pas réellement compris que Dieu est plus important pour nous que toute autre chose. En effet, tant que nous croyons pouvoir trouver un bonheur stable et durable en dehors de notre centre profond, notre conscience ne peut se stabiliser à l'intérieur car elle est sans cesse happée par les objets extérieurs.

La purification de notre psychisme par une réflexion assidue est une phase préparatoire nécessaire, mais ensuite ce n'est que par la pratique spirituelle assidue et quotidienne que nous pouvons accéder à cette joie de l'esprit et la cultiver pour qu'elle prenne profondément racine en nous.

 

Il s’est penché sur son humble servante ;

La Vierge Marie nous montre ici que c'est l'humilité qui permet de recevoir l'énergie divine. En effet, lorsque nous nous considérons comme capables de nous en sortir seuls, sans défauts et importants, nous ne pouvons plus être dans cette attitude de réceptivité par rapport à la puissance divine supérieure, et nous ne la recevons plus parce que inconsciemment nous la rejetons.

L'attitude de réceptivité dont il est ici question est également évoquée par le fait que le texte parle d'une servante et non d'un serviteur : que l'on soit homme ou femme, nous devons développer nos aspects féminins pour recevoir la grâce et Dieu en nous (puis nos aspects masculins pour les exprimer dans le monde).

La Vierge Marie nous explique aussi ici que ce qui nous met en communion avec la grâce de Dieu, c'est l'attitude de service, c'est à dire vouloir accomplir le bien des autres. Sans cette motivation aucune humilité et aucun progrès spirituel n'est possible.

 

désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Cette phrase nous précise que l'attitude signifiée par les trois versets précédents est la clef d'un Bonheur véritable, stable et immuable : celui-ci ne dépend en effet d'aucun objet extérieur, mais il prend sa source en Dieu qui est en nous et en toutes choses.


Le Puissant fit pour moi des merveilles :

Saint est son nom !

Face aux compliments de sa cousine, la Vierge Marie explique que les vertus qu'elle porte sont le fruit d'un travail de Dieu en elle et que Dieu est la source de toute sainteté (« Saint est son nom » signifie : sa nature profonde est la sainteté).


Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.

La crainte dont il est question ici n'est pas une peur du châtiment. C'est plutôt l'attitude de celui qui est sans cesse vigilant à lui même pour ne jamais s'écarter de sa véritable nature qui est divine. Le fruit d'une telle attitude est d'être constamment imprégné de l'amour de Dieu qui rend heureux et qui nous permet d'aimer tous les êtres de manière profonde et véritable.


Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

Les humbles et les affamés dont il est question ici sont ceux qui se mettent dans une attitude de réceptivité par rapport à la grâce divine et qui prennent pleinement conscience de l'insatisfaction permanente qui accompagne une vie déconnectée de la recherche de Dieu.

Les superbes, les puissants et les riches sont ceux qui s'attachent et se rendent dépendant des biens convoités par l'égo : la reconnaissance des autres, le pouvoir et les possessions. Mais il ne faut pas voir ces mots dans le sens littéral qui apparaît au premier abord : les riches par exemple sont ceux qui sont dépendants des possessions matérielles (parce qu'ils croient à tord pouvoir trouver le bonheur en elles), mais ceux-ci peuvent très bien être pauvres matériellement, de même que les affamés peuvent être des personnes qui possèdent beaucoup de biens mais qui ne s'y attachent pas intérieurement.

Cette partie du texte nous montre aussi que le bonheur ne se trouve pas où nous croyons : car si Dieu élève les humbles, ou comble de biens les affamés, ce n'est pas d'élévation sociale ou de richesses matérielles dont il est question ici, mais d'élévation et de richesses spirituelles qui sont la clé d'une véritable joie. De même que les calamités qui frappent les superbes, les puissants et les riches ne sont pas nécessairement matérielles : ce sont des calamités intérieures car ces personnes se retrouvent alors dépouillées par leur attitude (et non par Dieu même si le texte utilise cette métaphore qui est uniquement symbolique) des richesses spirituelles, de l'amour et du véritable bonheur.

 

Il relève Israël, son serviteur ;

Cette phrase fait référence au texte de l'exode et elle montre l'action de Dieu sur le peuple Israël et en tout homme qui s'ouvre à sa grâce, pour le libérer de l'esclavage de son égo (esclavage représenté par la servitude d'Israël au pharaon d'Égypte) en l'amenant au dépouillement face aux valeurs illusoires (dépouillement illustré par la traversée du désert) pour le conduire à la liberté et à une source de bonheur intérieure (représentée par la terre promise où coule le lait et le miel).


il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.

Dieu a promis à Abraham de lui donner une descendance aussi nombreuse que les étoiles du Ciel. Ainsi, ce dernier verset nous montre que celui qui s'efforce de vivre ce que dit le magnificat, obtient de Dieu, tout comme Abraham, une descendance innombrable. C'est à dire que lorsque nous laissons la puissance divine agir à travers nous, nous ne produisons pas quelque chose de limité (symboliquement un ou quelques enfants qu'auraient pu engendrer Abraham), mais les fruits de nos actions sont innombrables et célestes (une descendance aussi nombreuse que les étoiles du Ciel) et engendrent pour nous-mêmes et autrui un bonheur éternel.


Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
Comme il était au commencement maintenant et pour toujours,
dans les siècles des siècles.

Amen.

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Published by Ananie - dans Textes
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commentaires

Elisabeth 22/11/2016 12:09

merci

Ananie 12/06/2017 12:54

merci à vous

Veilleur du divin 24/11/2011 22:50

L'Ego, oui l'Ego peut-être à l'origine de ce que tu décris et si le travail vers l'AMour n'est pas réalisé ou même entrepris, tout ceci ne peut être équilibré, serein, aimant. Ayant remis ma vie
entre les mains du Christ, sincèrement, après une perte sans nom, et lui ai demandé de prendre ma vie plutôt que me laisser aller à la haine. J'ai accepté le fait finalement, et ce que j'ai demandé
il l'a fait - d'une certaine manière bien sûr. Plus rien n'est possession, plus rien n'est désiré, plus rien n'est inaccessible dans le même temps, mais rien n'a plus d'importance que d'aller là où
il m'envoie. D'ailleurs, demain il peut être alloué d'aller vers le sud, comme le veut le vent, puis vers l'est, comme le veut le temps des coeurs arides du désert qui ne demandent que de
l'eau...
Lorsque des êtres s'octroient le droit de faire ce que bon leur semblent parce qu'ils se croient "supérieurs", et parce que le fait d'être en groupe leur procurent encore plus de suffisance,
toujours il m'envoie. Et jamais rien n'est perceptible de ce qui ne peut plus se voir.
L'arrivée dans l'ultime lumière ne dissous pas les fautes, il les mets en lumière et oblige à les prendre en considération. Comme tous, les fautes furent payées, car tous nous sommes empreints
d'erreurs.
Mais il est vrai que le prêche se fait dans le désert. Cela tu le sais déjà.
La sécheresse ne prendra fin que lorsque la faim poussera les hommes à ouvrir réellement leurs coeurs, alors il laisseront l'Amour fleurir dans les coeurs fait pour s'aimer, sans s'en mêler, à
cause de la peur de n'être eux-même aimés.

le veilleur 19/11/2011 09:04

Tu as tout à fait raison Ananie, cependant il est un cas ou l'appel aux forces de l'ordre peut s'avérer être une erreur. Plongé, comme cela est arrivé, que l'être perçoive les intentions réellement
cachés de ce type d’individu, des projections calculées peuvent lui apparaître, qui auront pour but, non de nuire à l’individu qui semble visé de prime abord, mais bien de nuire à une relation de
cet individu. Je m’explique : parfois, lorsque l’on affaire à un être malin, dans le plein sens du terme, il faut chercher non pas ce qui est visible, mais bien le but dissimulé.
J’ai rencontré un cas, où pour nuire à une femme qui l’avait éconduite, aidé par une amie de celle-ci qui en était tout aussi jalouse - mais pas pour les mêmes raisons - un individu est allé fort
loin dans sa manipulation. Il ne s’est pas attaqué directement à elle, il a fait en sorte que sa relation avec l’homme qu’elle aimait soit détruite par le biais d’un pourrissement de la relation
qu’entretenait ces deux amants.
Les deux accolytes s’y sont tellement bien pris, que la femme en question a fini par rejeter l’homme qu’elle aimait, par se rejeter elle-même dans le dénis d’elle-même, par rejeter et ne plus
écouter ses véritables amis...
Les moyens utilisés pour ce travail de sape furent divers, mais bien connus :

1°) La manipulation directe, par le biais de la fréquentation, la plus rapprochée possible, de cette femme. Le but est ici de ne pas lâcher la proie, d’en garder le contrôle. Ne pas lâcher la proie
pour l’ombre...

2°) La manipulation indirecte, par le biais de messages informationnels tronqués ou faux via le courrier, le téléphone ou le réseau informatique du net et le piratage des mails - rendu aisé du fait
de la connaissance aquise des proies (par le biais de captation de codes secrets, d’adresses, l’utilisation de logiciels de décryptage, etc.) La pression exercée par le biais de fausses
démonstrations, de faux-semblants, de photos ambigues, de déclarations agressives, visant à générer la jalousie chez l’homme aimé, ou le dépit et la colère chez la femme visée.

3°) L’effacement progressif et méthodique de toutes les preuves pouvant servir au cours d’un procès, soit : les photos, les messages, les possibles mises en cause orales qui se voient transformés
en de sincères regrets que la relation n’ait pas marchée (voir 4°).

4°) Une fausse commisération, un faux regret, une fausse compassion affichée. Lequels eurent pour but de faire se rapprocher cette femme de leurs vues et objectifs, style :
" Comme il est regrettable que cela n’est pas marché entre vous,... mais tu sais tu trouvera quelqu’un d’autre... des hommes ce n’est pas ce qui manque...
" Comme tu me vois peiné par ton désaroi, je ne sais pas quoi te dire, à part que... il me semble qu’il est comme ceci, ou comme cela... "
" Si tu veux venir me voir pour en parler... "
" Je suis touché par le fait que tu est perdue et que tu ne sais plus quoi penser de ce personnage qui t’agresse, même si ce n’est que par ses idées... il faut faire preuve de compréhesion et
laissez tomber...etc, etc, etc...
Notez qu’ici la raison et non le sentiment du sujet est mis en avant, et que de fait, les mises en garde de l’homme aimé n’auront bien sûr aucun effet, autre que destabilisant, sur cette femme déjà
passablement perdue du fait des évènements. Cela aura pour résultat tangible un rejet total de tout ce qui provient de la personne aimé, et plus l’amour déclaré par lui sera fort, plus cela
marchera !
Pourquoi ? Tout simplement parce que déstabilisée, cette femme se réfugiera dans ce qui la sécurise, la gratifie, la rassure, et tout ce qui peut lui éviter la souffrance due au déchirement né de
sentiments contradictoires.

5°) La manipulation directe ou indirecte des amis de ces deux victimes. Là, c’est plus corsé, ça ne marche pas avec tous, il y a encore des gens suffisement clairs avec eux-mêmes pour ne pas
rentrer dans le " jeux " de massacre... Mais certains s’y laisseront prendre, d’autant que l’homme aimé, s’il découvre certains faits, va ruer dans les branquards et risque de devenir
rapidement impopulaire. Ce qui aura pour effet de le faire passer pour un fou ou un paranoiaque... No comment, sur les réactions entraînées...

6°) L’éloignement de cette femme progressif, par l’action de déplacer son attention sur un autre centre d’intérêt. Par exemple en l’invitant à se focaliser sur quelque chose qui lui tient à coeur.
Une activité qui la stimule, des rencontres ou des sorties qui lui font penser à autre chose qu’à l’homme qu’elle aime, des activités où elle se sent en sécurité et qui lui appporte le soutien
affectif dont elle a tant besoin en cet instant. En un mot, des activités qui la valorise et la sécurise.

7°) Dans certains cas extrème, et puisque nous sommes aussi sur le plan de la spiritualité, l’appel à des forces obscures. La magie noire est alors utilisé, via souvent, l’appel à un incube et/où à
une succube. Et oui, ces choses ont leur réalité, même si nos esprits cartésiens le réfute. S'en prenant à cette femme, la vidant de son énergie elle provoqua par la même une absorbtion de
l’énergie de son amant, qui ne fut pas loin d’y passer, tant le mécanisme d’absorption d’énergie fut violent (sans que les médecins ne puissent expliquer sa maladie d’ailleurs). L’autre avantage,
c’est que cela ne laisse pas de trace, on ne juge pas de l’utilisation d’une succube devant la justice, que par le biais de ce type d’entité, une influence mentale très négative, allié à un
épuisement total, permet de faire faire nombre d’erreurs aux deux victimes. C’est le summum de l’horreur cristallisée. Et malheureusement c'est une réalité, même si nos pensées les réfutent.

Toutes ces utilisations négative du potentiel humain et inhumain, je les ai rencontré, observé, analysé et ressentis, dans de nombreux cas de destruction de couples. Et il y a vingt ans que je
m'intéresse au phénomène. De plus, je l’ai subi il y a longtemps déjà, j’ai donc aussi eu un aperçu de ce qui pouvait être vécu de l’intérieur, même si actuellement je l'analyse chez un ami qui est
touché.

Maintenant, eu égard à ce que tu écris :
" L'amour divin à mon sens consiste à faire en sorte que les êtres soient heureux et délivrés de la souffrance. " Oui, mais face à la jalousie, il est peu de choses dans certains cas.
" Il ne consiste pas à valoriser l'autre ou à le préserver de tout ce qui est désagréable. L'amour suppose aussi de protéger ceux qui pourraient souffrir d'un individu nuisible, non en
faisant justice soi-même bien sur, mais en le dénonçant à la police par exemple.". Oui, mais relis le descriptif des manipulations décrites plus haut, même la vérité passera pour un mensonge, et
l‘appel aux forces de l’ordre et à la justice se retournera contre l’homme et la femme visés dans ce cas, tout bonnement parce que les protagonistes invoqueront la santé mentale déficiente de la
femme et l’excessive et paranoïaque expression de l’homme. Pour cette personne qui nuit, ses actes ne seront pas sans conséquences, et lui permettre de se retrouver en prison pour arrêter de
nuire, et peut-être se remettre en question peut également, à long terme, lui rendre service et lui éviter des souffrances supplémentaires. " Si la manipulation est réussie et les preuves
retirées suffisamment tôt, le procès risque de durer et les preuves manquant, ce sont les victimes qui en souffriront le plus... les coupables passeront au travers, et même si des preuves
suffisantes sont apportés, il auront gagnés ! Ce sont les victimes, qui paieront devant la justice le plus cher tribu.
J’ai rencontré suffisamment de cas troublant dans ce domaine pour savoir qu’une manipulation réussie entraîne même les êtres les plus logiques et les mieux équilibrés dans l’erreur. Même ceux qui
sont évolués spirituellement peuvent tomber dans les pièges de ces haines non affichées, par confiance et ignorance.

La vigilance est de mise, et elle ne doit pas nous quitter, même si des gens " bien pensants " crient à la paranoïa ; car les manipulateurs, eux, ne lésinent pas sur les moyens et sur
toutes les ficelles qui les protègent. C’est dès le départ qu’il faut évincer ces gens, car à la fin, il ne reste plus rien ! En tout cas, plus rien ne peut empêcher l’Amour de perdre, sur tous les
plans...
Et comme de toute façon, les êtres refusent de regarder en face le mal car ils en ont peur, rien ne peut empêcher ces gens de continuer leurs méfaits, alors la justice... Mieux vaut demander
justice auprès de l’amour divin pour que l’amour renaisse entre les amants visés, que de se tourner vers celle des hommes qui ne peut rien !
Je me demande si je ne devrais pas témoigner de ce type de fait sur un forum, et voir qui en a déjà été victime, en décrivant précisément les formes que prennent ces attaques. Sans doute aurais-je
d'autres témoignages que ceux que j'ai déjà en ma besace !

Ananie 23/11/2011 07:10



Quelle que soit notre conception des choses, d'un point de vue spirituel, une personne ne peut pas passer au travers de la justice divine. Ce qu'elle n'a pas payé dans sa vie, elle le paiera dans
sa mort ou dans une autre vie (selon les croyances de chacun).


Et deuxième élément : il ne faut pas trop je crois victimiser la personne qui se laisse manipuler. Car elle aussi a une part de responsabilité dans le fait qu'elle s'attache aux flatteries, à la
valorisation de son égo, et ne fait pas toujours un travail sur elle-même.



Le veilleur 11/11/2011 01:26


Il est écrit ici : "L'amour véritable vient de Dieu et il transcende les notions de dualité ; « il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur
les injustes » (Mt 5, 45). Ce que nous nommons 'bien et mal', 'bon et mauvais', 'vrai et faux'...etc, l'amour de Dieu les embrasse de la même manière."
Bien qu'entièrement d'accord avec ceci, pour l'avoir ressenti, une question vient à la conscience toutefois :
Tout être, suffisamment évolué, aimant, empreint de l'amour divin, qu'il répercute autant que faire ce peu en ce monde, doit-il accepter de continuer à soutenir (je ne parle pas de juger, de
critiquer, de ne plus aimer, mais bien de continuer à soutenir) un individu qu'il aime ? Mais dont il sait très bien que c'est un « assassin » au plus profond de lui-même, et qu'à la
première occasion, il nuira. Voire même tuera de nouveau parce que cela est dans sa nature, tout homme, femme ou enfants qui passeront à sa portée et dont il sait, par de bien machiavéliques
calculs, qu'en si prenant bien, il pourra même faire porter le chapeau à un innocent, en le détruisant lui aussi, en même temps que toute sa famille, par exemple ?
Je suis ici non dans une optique machiavélique, calculatrice, assassine, mais j'ai rencontré parfois ce cas de figure de par mon ancienne profession, et de part mes expériences de vie – et de mort
aussi.

Je suis en demeure de dire que dans certains cas précis, certains êtres, considérant que l'amour de Dieu embrasse de la même manière tous les êtres, se sont accordés de ne rien faire, et parfois de
prendre le parti de ce genre d'individu, alors même que ceux-ci, récidivistes notoires, ont tués de nouveau - peu importe par quel moyens, mais il en existe tellement qui ne laissent pas de traces
! - et brisés de multiples vies.
Ce faisant, ce type d'individu néfaste, se repose sur l'amour inconditionnel des uns pour échapper, tromper, maquiller, reproduire des actes immondes, et ainsi parvenir à détruire toute forme
d'amour humain. Lequel ne demeure, semble t-il, que l'expression à notre niveau de l'AMOUR DIVIN. Ces êtres visent l'AMOUR DIVIN au final, en sachant pertinemment utiliser comme levier tout amour
humain véritable, parfois relié au divin, qui passe à sa portée. Ces êtres ne connaissent ni la conscience, ni la commisération, et égorger un enfant sur un autel au cours d'un messe noire ne
serait pas pour leur déplaire, ils ont seulement le désir de destruction et de nuire en eux... la peur aussi...

« La reconnaissance et l'approbation, quand à elles, viennent de notre psychisme humain qui différencie ce qui est bon pour nous et pour autrui de ce qui ne l'est pas. Cette partie de notre
être fonctionne de manière logique, elle nomme et discrimine, mais elle est incapable de produire l'amour de Dieu qui est inconditionnel. » Ici aussi je suis en accord. Toutefois,
paradoxalement, c'est en utilisant la recherche logique de preuves des nuisances, qu'il m'a été apporté de pouvoir aider, préserver, sauver des vies parfois ! Je suis donc dans l'acceptation
de l'utilisation, à la fois de l'Amour divin inconditionnel, pour recevoir la lumière provenant de la compassion, mais aussi de la recherche logique des preuves irréfutables qui permettent de
mettre fin aux nuisances de ce « individus », qui au fond d'eux-mêmes ne sont que légions de nuisances pour l'évolution de l'être humain vers la lumière divine.
Le pire étant le jour où ce type d'individu parvient à tuer l'Amour, sous toutes ses formes, existant en un être qui cherche à se réaliser...

Mais « je suis » "humain" aussi ! Le veilleur.


Ananie 17/11/2011 07:34



L'amour divin à mon sens consiste à faire en sorte que les êtres soient heureux et délivrés de la souffrance.


Il ne consiste pas à valoriser l'autre ou à le préserver de tout ce qui est désagréable.


L'amour suppose aussi de protéger ceux qui pourraient souffrir d'un individu nuisible, non en faisant justice soi-même bien sur, mais en le dénonçant à la police par exemple.


Pour cette personne qui nuit, ses actes ne seront pas sans conséquences, et lui permettre de se retrouver en prison pour arrêter de nuire, et peut-être se remettre en question peut également, à
long terme, lui rendre service et lui éviter des souffrances supplémentaires.


 


Ananie